‹ La populationChapitre 92 sur 127 · Fléchier, Mémoires sur les Gi'ands Jours d'Auvergne · texte numérisé non relu

Fléchier, Mémoires sur les Gi'ands Jours d'Auvergne

gnalait « les fortunes rapides » et livrognerie, comme des symptômes alarmants, pour la fécondité \

En dehors des circonscriptions territoriales qu'on vient de désigner, Thistoire rapporte des preuves de fécondité remarquable, même dans la bourgeoisie. L'illustre janséniste Antoine Arnauld était le 20'" enfant d'un célèbre avocat au Parlement de Paris ; Olivier d'Ormesson, Conseiller d'État, Président à la Chambre des comptes de Paris, etc., eut 7 garçons et 8 filles.

Ni la forme de gouvernement, ni le rang social, ni le degré de fortune n'empêchaient donc, autrefois, d'engendrer, et l'on ne voit pas de motif pour qu'aujourd'hui ces phénomènes politiques ou sociaux interviennent, comme obstacles à la propagation de la race, tandis qu'en dehors de notre pays ils ne paraissent exercer aucune influence appréciable sur la^ fécondité.

Malgré les présages favorables formulés, bien haut, par ses promoteurs, la Révolution de 1789 n'eut pas pour effet de relever la force expansive de notre race.

De 1790 à 1800, l'accroissement resta au-dessous de 1/100, soit 1/1000 par année -, « ce qui n'a point empêché un magistrat démographe de célébrer » les mérites du progrès obtenu ^.

i. Archives d'iUe-et- Vilaine, G. 140-2.

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