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tres ouvriers, et communément encore ils sont plus rangés, plus sobres, de meilleures mœurs et de meilleure santé qu'eux. Ils doivent ces avantages, en partie du moins, à la nature des matières qu’ils mettent en œuvre, au climat qu’ils habitent, et au travail qu’ils font en famille.
Lorsqu'il n’y a point de crise, les ouvriers en soieries de Lyon sont les plus favorisés par l’élévation de leurs salaires. En outre, leur sobriété, leur intelligence surtout, les rendent de beaucoup supérieurs à la plupart des autres. Sans la fièvre d’ambition qui les tourmentait quand je les observais, et qui changeait pour eux une assez bonne position matérielle en un malaise moral, ils m’auraient paru devoir être contents de leur sort ».