LA SUPREMATIE DE LYON DANS L'INDUSTRIE DE LA SOIE
Les années du Second Empire et du début de la troisième République sont marquées par certains faits dont l’influence sera considérable sur l’évolution de la population du département du Rhône.
Des remaniements administratifs vont tout d’abord, en corrigeant certaines anomalies choquantes, donner au département les limites locales qu’il a conservées depuis lors. Le décret du 24 mars 1852 réunit les trois communes suburbaines de la Guillotière, la Croix- Rousse et Vaise à la ville de Lyon qui sera divisée en cinq arrondissements municipaux (1* et 2 arrond. : Presqu'île ; % arrond.: Guillotière et Brotteaux ; 4 arrond. : Croix-Rousse ; 5° arrond. : Rive droite de la Saône, y compris Vaise). Le même décret distrait du département de l’Isère, pour les réunir au département du Rhône, les communes de Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Bron et Vénissieux. Le Rhône s’accroît de ce fait de près de 20.000 habitants ; cette réorganisation administrative ne fait que sanctionner les rapports étroits entre ces communes de la rive
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gauche du Rhône et l’agglomération lyonnaise dont elles vont devenir les éléments d’avant-garde.
Autre fait moins apparent mais qui marque un tournant décisif dans lhistoire démographique du département : par suite de la baisse de la natalité les excédents de naissance, qui avaient largement contribué jusqu'alors à l’accroissement de la population vont s’amenuiser peu à peu pour bientôt faire place à des excédents de décès qui deviendront la règle à partir des années 80. Dorénavant la population du Département ne s’accroîtra plus que grâce aux apports extérieurs. Ces apports ne sont heureusement pas prêts à se tarir, car c’est au cours de ces années du deuxième Empire que Lyon va s'affirmer définitivement dans son rôle de métropole commerciale et industrielle.