‹ La population du département du Rhône: Son évolution depuis le début du XIXe siècleChapitre 8 sur 71 · PUR OL LU · texte numérisé non relu

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de Lyon, qui importe foins et paille de la Côte-d'Or. Le bois ne suffit pas non plus aux besoins de Lyon, qui y supplée par l'emploi du « charbon fossile », et par l’utilisation des bois en provenance de l’Aïn et de la Côte-d'Or qui sont acheminés par la Saône.

« Il est peu de départements, note le Préfet, où le cultivateur achète par autant de soins et de peines les produits de la nature que dans celui du Rhône, sa constance et son activité semblent s’être accrues à proportion de l’ingratitude presque générale du sol sur lequel elles s’exercent ».

Commerce et Industrie. — L'industrie a beaucoup souffert des troubles de la Révolution, surtout à Lyon. Il n’y a pas plus de 7.000 métiers environ en activité dans cette ville en 1800, alors qu’en 1780 on en comptait de 15 à 16.000 faisant vivre plus de 50.000 ouvriers. Les causes de cette décadence ne sont pas uniquement dues à la Révolution et à l’état de guerre : en 1788 déjà une statistique évaluait à plus de 5.000 le nombre des métiers vacants ; la mode féminine se détournait des tissus de soie pour rechercher les mousselines et linons ; tandis que pour les hommes la mode anglaise remplaçait les velours, satin et taffetas par le drap et le basin. L'introduction des cretonnes dans l’ameublement et des papiers peints se faisait aussi au préjudice de l'emploi des tapisseries de soie. Le citoyen Verninac propose, pour remédier à cette situation, la création de riches uniformes pour tous les fonctionnaires d’un certain rang, en même temps qu’un retour au luxe des modes fé-* minines.

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