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d'étolTes préiMcuses, lui ollVail les parfums et les fleurs les plus rares, ne se lassait pas de la contempler, de la caresser, de la chérir comme une idole charmante et magnifique.
L'esclave se laissait faire, indifférente et lasse, obéissante et taciturne. Son jeune corps brûlait cependant de mille ardeurs cachées. Elle souhaitait d'autres étreintes et d'autres baisers, souffrait de ces transports qui avortaient péniblement, de toute cette fantasmagorie de l'amour dont l'amour était absent.
Son maître, pour elle, avait paré le harem qui ne ressemblait guère aux habituelles demeures des femmes turques. Toute l'ancienne magnificence orientale se déployait dans les pièces spacieuses, à arcades mauresques, garnies d'étoffes chatoyantes et de fleurs. Des divans profonds, des tapis de Perse s'étalaient sous les boiseries, curieusement travaillées, à caissons peints et dorés incrustés d'ivoire.
L'ambre, le jasmin, la noix de cyprès parfumaient les eaux des bassins; un narghileh, incrusté de turquoises, de péridots et de rubis attendait, auprès des minuscules tasses à café, le bon plaisir de la fumeuse.
Dans le fond de la pièce, une porte ovale, voilée par de lourdes draperies de soie, donnait accès dans une serre toute fleurie d'orchidées rares, de corolles d'élection aphrodisiaques, sans cesse renouvelées. Des coussins,
jetés sons les arbustes, des tapis moelleux permettaient au maître d'essayer les voluptueuses caresses, de tenter
l'efTort viril quil souhaitait de tout son être aupros de la plus aimée de ses femmes.
Mais, tandis que le rêve d'Aïeiié s'égarait au loin,
Il la vait enfermée jalousement, pour i'avoii;» lui à chaque lieurcdujour. (P. 21.