Je suis si faible que je n'ose pas sortir
Visite d'un inconnu, Edmond Ledoux, médecin militaire des chasseurs alpins. C'est un jeune homme timide qui m'a lu, qui aime mes livres et qui a profité d'une occasion pour venir me voir.
Je le reçois de mon mieux^ malgré mon extrême faiblesse. Je vois en lui un être très doux, comme l'indique son nom, et un croyant pénétré d'horreur pour cette guerre où il ne discerne que le triomphe du matérialisme le plus diabolique. Il m'apprend ce fait véritablement confondant : Des séminaristes français, prisonniers en Allemagne, auraient été mis en état d'achever leurs études et finalement ordonnés prêtres par un évêque allemand. Pourquoi cela?
Après lui, c'est Boutet qui vient. Je lui dis la joie que m'a donné sa lettre de vendredi.
Retour de Jeanne, des enfants et de Souberbielle, tous très heureux d'une journée d'exploration dans la vallée de Chevreuse.
Je suis extrêmement souffrant et accablé.