‹ La porte des humbles, 1915-1917Chapitre 13 sur 146 · A Mme X · texte numérisé non relu

A Mme X

... Vous m'écrivez que vous êtes très loin de Dieu par « votre manque de volonté généreuse », et au moment où je lis cette ligne, je crois entendre une voix paternelle infiniment douce, me dire au coeur : « Qui donc est plus près de moi que cette fille généreuse et sans détour que mon esprit a choisie et marquée parmi tant d'autres brebis qui se croient meilleures? »

Je la mets en sarde contre une humilité

vaine et toute en formules qui la porterait à se dire inférieure en vertu à certaines personnes qui méprisent la Salette, et je réponds à divers points de sa lettre.

A la dernière heure, lettre extraordinaire d'Auric.

Jeanne l'avait en effet chargé de chercher Marato, le médecin grec qui a si bien soigné Véronique en 1911, espérant que cet homme pourrait me donner un conseil utile. Il paraît que Dieu ne l'a pas voulu.

Lettre d'Auric :

Montmartre, mercredi soir.

Chère madame,

Quelle aventure!...

Après avoir sonné aux portes des médecins de la rue Lepic (ils sont trois ou quatre), j'ai découvert la plaque désirée du Dr Marato (consultations de 2 à 3); mais, lorsque j'ai demandé celui-ci, ah! de quel ton navrant, une vieille dame m'a dit :

« Il est mort vendredi ! »

(Rupture d'anévrisme)

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