Lettre de Madeleine B... demandant
notre nouvelle adresse pour nous envoyer du vin.
A 7 heures, voici notre fidèle Ricardo Vines, chargé de cadeaux, au nombre desquels une lampe électrique, un beau dictionnaire espagnol pour Madeleine, un atlas du théâtre des opérations de guerre pour moi, etc., enfin, une série de petites figures en métal, pour appuyer, à table, couteaux et fourchettes. Il dîne avec nous et s'en va vers 9 heures, me laissant fort malade.
C'est la crise la plus dure qu'il m'ait été donné de subir. Douleurs très vives, étouffe ment, détresse complète. Je suis forcé de reprendre de l'aspirine et je finis par m'endormir.
« Si je ne souffrais plus, il me semble que j'habiterais une maison sans toit. » Jeanne.
Ainsi s'achève pour moi 1015.
igiô
Janvier.