Messe à 7 heures avec Jeanne
Envoi à Jeanne Peyrabon chez son père, de Jeanne d'Arc et V Allemagne.
Dédicace :
Ce livre, dont j'écrivais péniblement l'Introduction au mois de juillet 1914, en écoutant sonner dans mon cœur les premières vêpres d'une immense catastrophe déjà pressentie. Votre « Prélude » vint alors me trouver au fond du désert comme un oiseau surnaturel qu'on m'aurait envoyé du Paradis et cette visite soutint mon courage.
Autre envoi à la même de Sueur de sang. Dédicace :
D'un combattant de 70, aujourd'hui vieux et malade qui aurait besoin qu'on le consolât de l'affliction de la France.
Préparé pour Armand Parent Cochons-sur- Marne :
Voici la troisième étape, la plus douloureuse peut-être. Il est bon que de tels livres soient écrits pour que les artistes jouisseurs et triomphants sachent ce que Dieu demande parfois à quelques-uns.
Et l'Invendable:
La souffrance n'a pas cessé, mais les chemins deviennent moins âpres. Quelques amis apparaissent enfin pour accompagner le voyageur.
Tel a été l'emploi de la première journée de PJ16, que j'ai passée presque entièrement sur le canapé. Le soir, cependant, il y a eu une petite fête. Quelques gâteaux et des surprises.
Jeanne m'a donné du papier à lettres. Véronique un jeu de dominos. Madeleine deux jolis vases japonais.
2. Dimanche. — - Une seule lettre de Marguillier, simplement affectueuse.
Rien à dire de ce triste jour, sinon que j'ai souffert du matin au soir.
Aucune visite.