‹ La porte des humbles, 1915-1917Chapitre 19 sur 146 · Messe à 7 heures avec Jeanne · texte numérisé non relu

Messe à 7 heures avec Jeanne

Envoi à Jeanne Peyrabon chez son père, de Jeanne d'Arc et V Allemagne.

Dédicace :

Ce livre, dont j'écrivais péniblement l'Introduction au mois de juillet 1914, en écoutant sonner dans mon cœur les premières vêpres d'une immense catastrophe déjà pressentie. Votre « Prélude » vint alors me trouver au fond du désert comme un oiseau surnaturel qu'on m'aurait envoyé du Paradis et cette visite soutint mon courage.

Autre envoi à la même de Sueur de sang. Dédicace :

D'un combattant de 70, aujourd'hui vieux et malade qui aurait besoin qu'on le consolât de l'affliction de la France.

Préparé pour Armand Parent Cochons-sur- Marne :

Voici la troisième étape, la plus douloureuse peut-être. Il est bon que de tels livres soient écrits pour que les artistes jouisseurs et triomphants sachent ce que Dieu demande parfois à quelques-uns.

Et l'Invendable:

La souffrance n'a pas cessé, mais les chemins deviennent moins âpres. Quelques amis apparaissent enfin pour accompagner le voyageur.

Tel a été l'emploi de la première journée de PJ16, que j'ai passée presque entièrement sur le canapé. Le soir, cependant, il y a eu une petite fête. Quelques gâteaux et des surprises.

Jeanne m'a donné du papier à lettres. Véronique un jeu de dominos. Madeleine deux jolis vases japonais.

2. Dimanche. — - Une seule lettre de Marguillier, simplement affectueuse.

Rien à dire de ce triste jour, sinon que j'ai souffert du matin au soir.

Aucune visite.

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