‹ La Portioncule [microform]Chapitre 4 sur 25 · Le secrétaire de saint Bonaventurej Fr · texte numérisé non relu

Le secrétaire de saint Bonaventurej Fr

Bernard de Besse^ fit un attire ouvrage ^ les Louanges du bienheureux François.

8.° Nous aurions déjà dû citer Fr. Thomas Eccleston. Après avoir été un sujet distingué à V université d' Oxford^ il se joignit aux Frères- MineurSj que saint François avait envoyés en Angleterre et employa vingt quatre ans à écrire l'histoire de l'arrivée des Frères-Mineurs em Angleterre: De adventu Fratrum Minorum in Angliam. Il mourut vers l'an 1286. Dès que ses

manuscrits eurent été retrouvés,, le gouveryie" ment anglais s'empressa de les publier. Un premier vrdume parut en 1858 et un deuxième en 1882 sous le titre de Monumenta Franciscana.

9° La Chronique du Fr. Salimhèné degli Adamij qui entra dans V Ordre des Frères-Mineurs en '1238 j est également estimée coynme un ouvrage de haute importance à cause de l'exactitude et de l'impartialité de l'auteur. Il dit dans la préface qu'il a été l'ami intime du premier compagnon de saint François^ Bernaixl de Quintavalle.

Deux autres ouvrages aident encore puissament l'étude de l'histoire de saint François. Ce sont les Annales Minorum de Wadding et les Acta Sanctonim des Bollandistes.

Le Père Luc Wadding de Waterford (Lime-r rick) co7nmença à écrire en 1620 les Annales des Frères Mineuy^Sj qui comprennent vingt quatre volumes infolio. Par sa cyntique^ son érudition.j sa solide doctrine et son beau stylej il a dépassé tous les historiens de l'Ordre de saint François. Néanmoins ^ dans ce vaste ty^avail bien des inexactitîcdes ont échappé à la sagacité de l'illustre annaliste j surtout en pay'lant de l'Origine de V Ordre. On n'en est point étonné , lorsqu'on sait qu'il ne connaissait les ouvrages de Thomas de CélanOj de Jean de CépranOj des Trois Compagnons^ de Bernard de Bessej de Salimbéné et d' attires que par quelques extraits du Fr. Marien de Florence,, écrivain du quinzième siècle j dont la critique n'est pas toujours assez judicieuse. Quant à l'ouvrage d'Ecclçstonj

Wadding ne le connaissait que par les extraits de Leland et Woodj ou -plutôt par ceux de PittSj qui fit passer Eccleston pour un écrivain du quinzième siècle. Aussi j quand Wadding cite les premiers biographes de saint François ^ les cita~ tions sont souvent loin d'être conformes au texie original. Naturellement ceux qui ont suivi Wadding j comme Chavin de Malan et Chalippe^ le meilleur biographe de saint François parmi les moderneSj et tous ceux qui ont suivi ces derniers j sont tombés dans les mêmes erreurs; Nous aurons à relever des inexactitudes ^ accréditées depuis le quizième siècle jusqu'à nos jours.

Dans leurs Acta Sanctoriim , les Bollandistes examinent chaque faitj discutent chaque date et analysent les moindres détails avec une critique sévère et calme^ qui à chaque page fait jaillir une nouvelle lumière sur l'histoire. Mais comme ils ne connaissaient ou n'avaient pas à leur disposition tous les ouvrages des premiei'S biographes de saint François ^ ils ont aussi commis plusieurs erreurs historiques.

Citons encore parmi les ouvrages modernes la Storia compendiosa di S. Francesco e dei Francescani du P. Pamphile de Magliano. Il est regrettable que la mort ait surpris ce judicieux écrivain J aUj moment où il venait de finir le second volume de son histoire.

Pour ce qui concerne l'architecture et les beaux artSj nous avons consulté principalement l'ouvrage critique de César Guasti^ La Basilica di Santa Maria degli Angeli.

Nous avons divisé notre auvvage en deux par^ ties : La première contient l'histoire de la Por~ tioncule et la seconde la description de ses Sanctuaires avec une dissertation sur le Coeur de saint François.

Nous espérons ainsi satisfaire tout à la fois le pieux pèlerin j l'ami de l'histoire et celui des beaux-arts.

Le lecteur nous pardonnera si nous avons préféré l'exactitude historique à l'élégance du style. Bien que le français soit notre langue d'enfance j les longues années passées hors de France et l'usage habituel des langues étrangères j n'ont pas peu contribué à nous rendre plus difficile l'emploi de la langue française.

D'ailleurs nous écrivons pour la vérité et non pour la rhétorique; mon unique désir est de faire connaître et aimer la Vierge immaculée. Reine des anges et Patronne de l'Ordre séraphiqttej ainsique François d'Assise, mon bien aimé Père.

Puissé-je avoir réussi!

FR. Barnabe d'Alsace, m. o.

pénitencier apostolique

De notre couvent de Saint e-Marie-des- Anges, ce 8 décembre Î883, en la fête de l'Immaculée Conception.

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