SCÈNE
MADAME VAN BRUCK
Rien, monsieur le bourgmestre; mon mari doit avoir raison, puisqu’il est mon mari.
VAN BRCCK.
Vous l’entendez.
DURAND (bourgmestre), se levant.
Assez!...- les cinq minutes sont expirées. Éloignez-vous un peu. Van Bruck; femme Van Bruck, approchez et écoutez.
(il loi parle bas.)
VAN BRUCK, & part.
Qu'est-ce qu’il lui dit?... Oh! si je ne divorce pas, j'en mourrai!
DURAND (bourgmestre), à madame Van Brock.
Et cela tous les matins et tous les soirs, (a Van Bruck.) Dans huit jours, vous reviendrez me voir. Adieu!... le bourgmestre S’évanouit. (U rentre dans sa maison.)
VAN BRUCK, à sa femme.
Qu’est-ce qu’il l’a soufflé à l’oreille?
MADAME VAN BRUCK
Il m’a donné un remède pour me corriger... et j’ai compris.
VAN BRUCK
Ah ! bah! et lequel, de remède ?
MADAME VAN BRUCK, lui donnant une vigoureuse paire de soufflets.
Voilà !
VAN BRUCK
Hein? (a ce moment parait la fille d’auberge, qui reste ébahie.) MADAME VAN BRUCK.
Et tous les matins, et tous les soirs!
VAN BRUCK
C’est ce que nous verrons!
LA FILLE
Ah! mon Dieu!
MADAME VAN BRUCK
Et marche devant !... et vivement!...
VAN BRUCK
Eh bienl en voilà un remède 1
MADAME VAN BRUCK
El il réussira !... (Le menaçant.) Allons, en avant I (ils sortent par le fond à droite ; au même instant sort de l'auberge le paysan astiquant un ceinturon.)