SCÈNE II
LE PAYSAN, LA FILLE d'auberge.
LE PAYSAN, astiquant son ceinturon.
Jeannette, tu deviens coquette avec les garçons.
LA PILLE
Débarrasse-moi donc du panier.
LE PAYSAN, lui prenant le panier et le mettant snr la table.
Hier, tu as dansé six fois avec Leroux...
LA FILLE, furetant dans le panier.
Boni... un verre de cassé! (Elle essuie les verres et les pose sur la table.)
LE PAYSAN
Pourquoi as-tu pris son bras au lieu du mien, pour revenir de la fête?...
LA FILLE
As-tu mis le vin en bouteilles?
LE PAYSAN
Je l’y ai mis!... Et la grande Toinon s’est moquée de moi !... si tu crois...
LA FILLE
Qu’est-ce que tu fais donc là?
LF, PAYSAN.
J’astique le ceinturon de M. le bourgmestre.
LA FILLE
Ah! oui, pour la cérémonie.
DURAND (bourgmestre), de la coulisse.
Hé! Van Quiekl mon ceinturon ?
LE PAYSAN
Voilà ! Voilà t (Il entre dans la maison.)
LA FILLE, riant.
Quelle drô!e d’idée il a, M. le bourgmestre, de motlre son vieil uniforme... avec ça qu’il doit bien lui aller, depuis vingt-cinq ans!
LE PAY'SAN, revenant.
Tu sais qu’un de ces jours je lui casserai quelque chose, à ton Leroux!...
LA FILLE
Es-tu bête!... puisque je t’épouse!... Allons, rentre le panier.
SÜÈNU III.
LE PAl'SAN, prenant le panier.
Tu m’épouses... tu m’épouses... Mais, moi aussi, je l’épouse... est-ce une raison?...
LA FILLE
Tais-toi, v’Ia M. le bourgmestre, (ils rentrent dans l’auberge.)