‹ La poule aux œufs d'orChapitre 25 sur 31 · I.A POILE · texte numérisé non relu

I.A POILE

s'est-il arrangé avec le poète?... vous savez ,

M. Gustave Valory ?

Le marquis de Pons fronça le sourcil, et prit un air dédaigneux.

— Je ne sais pas ce que vous voulez dire , baron.

— Eh I c'est pourtant très intelligible. Je vous parle des fameux articles qui ont paru a la fois dans tous les journaux.

— Ah! oui. Diable m'emporte si je sais d'où cela vient !

— Bah! bah! marquis, vous voulez rire... Vous n'écriviez peut-être pas, mais vous dictiez au moins?

— Non, parole d'honneur! Je ne sais pas comment tout cela s'est fait. Vous pensez bien, j'espère, que si j^étais pour quelque chose là dedans, je n'aurais pas la bassesse de nier.

AUX OEUFS d'or. 315

D'autant plus, je vous jure, que si je n'ai pas écrit ces articles, je ne partage pas moins leur opinion. Ce M. Gustave, ce poète, ce brave rimeurl J'aurais voulu pouvoir lui dire à la face: Oui, mon petit bonhomme, c'est moi, c'est moi qui ai tout fait ! Cela vous est désagréable, n'est-ce pas ? et vous n'aimez guère qu'on touche à voire belle, vous la voulez pour vous tout seul? Je le crois bien, pardieu! vous êtes un heureux coquin!... elle est brune et jolie! c'est une adorable créature !

Le marquis parlait encore, lorsqu'une voix se fait entendre à quelque distance :

— Lemarquis de Pons est un calomniateur! un lâche!

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