AUX OEUFS U'OR
ques remerciements; mais celle-ci garda la même contenance impassible : elle ne semblait même point avoir entendu ce que venaitde dire le marquis.
M. de Pons, cruellement mortifié^ se pinça les lèvres, mais il n'eut garde de laisser paraître sa mauvaise humeur, et, prenant un air des plus aimables, il ajouta en se rappro»chant de la cantatrice :
— Mademoiselle me boude un peu... et je sais parfaitement pourquoi... Oui, je l'avoue, je suis coupable... très coupable.
Flora, stupéfiée d'une pareille audace, leva fièrement la tête et regarda le marquis avec un air de mépris glaçant.
— Je sais pourquoi, vous dis-je, mademoiselle...Mais franchement vous êtes par trop sévère! Je veux bien en faire juge madame votre mère et monsieur Gustave de Yalory, que j'ai l'honneur de vous présenter...
86 LA POULE Alix OEUFS d'oR.
A ce nom, mademoiselle Duvercourt parut frappée de surprise.
En jetant un coup-d'œil furtif et rapide, elle avait bien déjà remarqué Gustave; mais le prenant pour quelque oisif et riche fat, pour quelqueami de M. de Pons,elle ne l'avait pas même honoré d'un regard.
Ce nom de Gustave Valory produisit un effet magique sur Flora.
vu.