INFLUENCE SUR L'ÉTAT LOCAL
1° Action sur les lésions fistuleuses :
La plus nette et la plus rapide.
Fermeture de la fistule.
>° Action sur la périadénilte : | Fonte rapide.
Les ganglions s'isolent.
3° Lésions indurées :
Régression nette dans presque tous les cas.
Guérison rapide dans certaines conditions (âge, etc.). Dans quelques cas à évolution rapide, il semble que l’action des Pélospanines se borne à arrêter net le processus évolutif aigu.
h° Lésions indurées avec ramollissement :
Mêmes constatations.
Cependant, la condition essentielle est d’évacuer le pus aussi
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précocement que possible. Encore n'est-il pas toujours possible d'éviter une fistulisation momentanée.
Le traitement par les Pélospanines ne nous semble avoir aucun inconvénient sérieux, il ne produit aucun choc, la réaction générale, quand elle a lieu (d’ailleurs très rarement), présente peu de gravité.
Les réactions locales sont quelquefois plus accentuées mais, dès maintenant, nous tenons à noter que, malgré tout, la terminaison de ce que l'on pouvait considérer comme une poussée, ne s’est jamais montrée défavorable.
Enfin, cette thérapeutique, par elle-même, n'entraîne aucune gène pour l'application ultérieure d'uime autre thérapeutique, chirurgicale ou radiothérapique.
Il serait, malgré tout, trop simpliste, d'estimer qu'un pareil traitement convienne à tous les cas, quoique cette opinion ne soit pas très loin de notre pensée.
Il s’agit de bien connaître les indications qui ne relèvent pas tant de la forme des lésions que de l'état général et de certaines conditions dont nous allons envisager quelques-unes.
L'âge nous a paru un facteur essentiel : un sujet jeune se trouve amélioré plus vite et d’une manière plus complète.
Les circonstances de milieu, repos, bonne nourriture, air de la campagne, jouent, comme on peut s'y attendre, un rôle important.
Le changement d'air (retour au pays), nous à paru agir surtout par le repos relatif qu'il amenait ; un travail même pénible mais habituel déprimant moins le sujet.
Nous allons surtout insister sur quelques types cliniques rencontrés par nous, où le traitement n'a pas paru donner tous les résultats que l’on aurait pu en attendre.
ADÉNOPATHIES TUBERQULEUSES ET SCROFULE
Nous avons rarement vu des sujets nettement scrofuleux, à suppurations interminables, disgracieuses el gênantes quoique peu graves puisque l’on admet, depuis les travaux du P° Marfan, que le scrofule serait une tuberculose atténuée, immunisant l'organisme contre des poussées ultérieures.
Habituellement, nos malades venaient consulter à l'occasion d'un fait nouveau (adénopathie indolente grossissant ou même apparition d'une adénopathie ignorée d'eux jusque-là).
Dans les quelques cas (Obs. 4 et 12), où le terrain paraissait se rapprocher du terrain scrofuleux, les résultats n'ont pas été
des plus heureux : l'amélioration observée n’a jamais été que temporaire.
Aussi, sans pouvoir rien affirmer de l’action des sulfates de terres cériques sur la serofule elle-même, tendrions-nous à admettre que le traitement ne nous paraît pas devoir prendre la première place. Ceci expliquerait, en partie, les échecs obtenus à Berck. :
Notons également que dans les cas où la tuberculose avait plusieurs localisations (Obs. 1, par ex.), les résultats n’ont jamais été que temporaires.
ADÉNOPATHIES TUBERCULEUSES À TYPE TUMORAL
Nous avons observé, dans quelques cas, une grosse adénopathie cervicale constituant une masse unique considérable, grossissant lentement. On se demande d’abord s’il ne s'agit pas d'un processus néoplasique ; la nature tuberculeuse n'est prouvée qu'à une période avancée lorsque la ponction en retire, avec difficulté, un peu de pus typique. On constate qu'à la périphérie, existe une congestion intense, toute ponction amène une hémorragie abondante.
On a posé dans des cas analogues, les pédiatres surtout, la question de savoir, s’il ne s'agissait pas de syphilis plutôt que de tuberculose, ou même de lésions mixtes, différentes du « scrofulate de vérole ». On n’admet plus, actuellement, l’hybridité de lésions. Dans nos cas, le Wassermann s’est toujours montré négatif.
Ici, la chirurgie est peu indiquée : il faudrait une intervention trop considérable. Les radiations, quand il ne s'agit pas de ce qu'on appelle, le lymphome tuberculeux, donnent peu de chose ; l’action des sulfates de terres cériques est minime : la périadénite disparaît, la masse semble diminuer, mais l’augmentation progressive n’est en rien modifiée.
ADÉNOPATHIES TUBERCULEUSES ET ÉTAT GÉNITAL
Chez certains malades, le rapport existant entre les adénopathies tuberculeuses à poussées et l’état génital nous à paru intéressant, quoique complexe.
L'état fonctionnel génital peut être perverti dans le sens de l’exagération. Nous n'avons rencontré qu'un cas où ces trou-
bles s’accompagnaient de signes d'hyperthyroïdie et d'une
hypertrophie mammaire absolument considérable (Obs, 25).
Il s’agissait-là d’un cas d’adénopathie à type tumoral peu influencé par le traitement. :
Les cas où domine l'hypoovarie nous ont paru plus fréquents. Nous observions ce complexe
Tuberculose ganglionnaire.
Troubles fonctionnels génitaux (aménorrhée).
Etat spécial du psychisme. :
L'observation 15 est des plus typiques. Nous y rencontrions des troubles génitaux marqués (hypopilosité, absence de développement des organes génitaux externes — aménorrhée : cette malade n’a jamais été réglée — frigidité — l'utérus est infantile, les ovaires sont réduits à presque rien).
Au point de vue psychique, l'anxiété domine, la malade présente un fonds de puérilité psychique très net, auquel de temps en temps, viennent s'ajouter des crises d’anxiété éclatant à l'occasion la plus minime.
Dans tous ces cas, une suggestibilité facile des malades, permet la brolôngatitn du traitement si peu nets que soient les résultats, d'autant, qu'en général, nous avons vu, dans ces cas, une fragilité veineuse tout à fait anormale, bien propre à accroître l'élat d'anxiété.
Dans un cas (Obs. 24), l'établissement du tableau clinique a coïncidé nettement avec la perturbation génitale, À la suite d’une salpingite, le D' Sauvé procède, chez cette malade, à l'ablation totale des annexes. Rapidement, outre une obésité considérable, apparaissent l'irritabilité psychique et les crises d'anxiété ; les ganglions grossissent.
L'emploi de l'opothér rapie joint au traitement par les Pélospanines à permis une guérison, alors que les sels de terres rares seuls n'avaient amené qu'une améliorfation temporaire.
Chez une autre malade (Obs. 35), nous avons vu les troubles apparaître au cours même du traitement.
Elle présente une adénopathie tuberculeuse. On la traite par les Pélospanines. À la 4° série, les règles s’espacent. On cesse le traitement, les règles réapparaissent pour disparaître encore avec une nouvelle série.
Dans la série ultérieure, les piqûres sont espacées : le traitement dure deux mois : pendant ces deux mois, pas de règles (cela coexiste d’ailleurs avec une poussée légère au niveau des ganglions et des troubles au niveau des articulations, mais elle présente également des crises d’anxiété l
Nous attribuons ces troubles à une ovarite tuberculeuse localisée, avec le minimum de phénomènes pelviens, telle que
nous avons pu le constater dans nombre d’autopsies de femmes tuberculeuses jeunes présentant de l'aménorrhée............
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Il resterait à savoir pourquoi, dans certains cas, ces troubles peuvent se produire au cours du traitement, s'aggravant avec les série successives, Chez la malade de l'obs. 35, l'examen génital répété plusieurs fois, n’a rien montré d’anormal.
Très fréquemment, on rencontre des troubles analogues, quoique moins marqués, chez des sujets jeunes, n'ayant jamais été réglées (obs. 20, p. ex.). Dans de tels cas, le traitement a une influence beaucoup plus favorable.
Chez certaines malades ne présentant pas de troubles fonctionnels génitaux, mais chez qui le traitement ne donnait pas les résultats attendus, l'interrogatoire nous a révélé la coïncidence de ce que nous appellerons, par discrétion, carence
sexuelle. |
L'une d'elles a été suivie longtemps (Obs. 12) et, toujours, les poussées semblaient coïncider avec l'absence prolongée de rapports.
Nous avons retrouvé, chez d’autres malades, non traitées, ce même état avec la nervosité excessive qui va de pair.
Quelquefois (Obs. 26), le refrènement de la sexualité chez une malade restée fille, malgré elle, nous a paru jouer un
rôle de même ordre.
Tous ces faits, concernant les troubles génitaux, nous amènent à penser que, dans de tels cas, il faut, avant tout traitement, prévenir la malade qu'on peut espérer agir sur l’état général, mais ne rien promettre comme action sur l’adénopathie.
Dans ces cas, j'ai eu recours aux traitements adjuvants, opothérapie surtout.