‹ La prairie: conférence prononcée devant l'Institut canadien, Ottawa, le 29 mars, 1906Chapitre 2 sur 6 · LA · texte numérisé non relu

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que le cadre restreint de ce travail ne .me per-

La Prairie oo: 9

dirigeant vers ces riches plaines de avec nne rapidité qui ne cesse d'é-

l'Ouest, c'est qu'ils y furent bientôt merveiller le monde. Fréchette a, suivis par des multitudes d'immi- décrit cette transformation en des -

grants venus de tous les coins du’ vers qui ont mérité d’être compe-

globe et ayant comme nos hardis rés aux meilleurs de. Victor-Hägo. .

devanciers le désir bien légitime et vous me permettrez de, les sabs-. de faire fortune. Ce flot A'huma- tituer à ma modeste prose. : nité a changé la prairie américaine . ,# + . qe ES Jolliet ! Jolliet.! deux siècles dé-conquetes, - Deüx siècles sans rivaux ont passé, sur nos têtes, Depuis Vheure sublime où; de sa Propre, main

FA

Tu jettas d’un.seul trait, ‘sur la cartédu monde 7?

Ces vastes régions, zone immife et “lééonde, Futur grenier du genre humain {°

7 ° Deux siècles ont passé depuis” düe ‘fon génie

Nous fraya le chemin de la terre bénie

Que Dieu fit avec tant de prodigalité, on Qu'elle garde toujours dañs Les plis de sa robe - » ‘ Pour les déshérités de tous les coins du globe,

Du pain avec la liberté ! Lee

: Oui, deux siècles ont fui ! La solitude vierge

.i N'est plus là. Du progrès le flot montant submerge Les vestiges derniers d’un passé qui finit.

Où le désert dormait, grandit la métropole ; .

”. Et le fleuve asservi courbe sa large épaule

° Sous l'arche aux piliers de granit ! +.

° Plus de forêt sans fin : la vapéur les sillonne

° L'astre des j jours nouxeaux sur'tous les points rayonne; L'enfant de la nature est évangélisé ; Le soc du laboureur fertilise la plaine ;. 31

* Et le surplus doré de cette gerbe trop pleine

Nourrit le vieux monde épuisé.

Des plus pûrs dévouements merveilleuse semence ! : Ve Qui de vous eût jamais rêvé cette œuvre immense. ‘ 0 Jolliet, et vous. apoties ingénus, ‘

10 La Prairie * Humbles soldats de Dieu, sans reproche et sans crainte, ', © - Qui portiezle fambeau de la vérité sainte | #® :Dars'ces parages inconnus ? : ‘ CUS ni9!

-qw Dés Yolontés du ciel exécuteurs dociles, :

+ Vous fûtes les jalons qui rendent plus faciles Les durs sentiers où doit marcher l'humanité...

GHoire à vous tous ! du temps franchissant les abimes Vos noms euvironnés d’auréoles sublimes

Iront à l'immortalité !

Et toi, de ces héros généreuse patrie, Sol canadien que j'aime avec idolâtrie, | Dans l'accomplissement de tous ces grands travaux, ; : Quand Je pèse la part que le cielt’a donnée, Les yeux sur l'avenir, terre prédestinée, - J'ai foi dans tes destins nouveaux. ‘

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