CE QU'ON TROUVÉ AU 7: NORD-OUEST
Chacune des nouvelles provinces, l'Alberta et la Saskatchewan, aura une supérficie à peu près égale à ‘celle d'Ontario et le sol, pris en général, est aussi fertile qu’en aucune autre partie du Canada... Avéc le drainage et l'irrigation, on peut dire qu’il n‘y a. pas de terres arides.
Le climat sur une si vaste éten-
due varie naturellement beaucoup." Dans le Nord, le long de la Sas-'
katchewan septentrionale, vers la- -quelle se dirigent les nouveaux chemins de fer, le thermomètre indique plus de froid et il tombe plus de neige. Mais cela n’empeche pas le fermier de faire ses semailles et de récolter son blé “presque en même temps que dans le Manitoba. ‘
se : "La Prairie
. L'élevage du bétail s'y fait même . en plein air, toute l’année, sur une . grande échelle. Dans le Sud-Ouest, du côté des Montagnes Rocheuses,
les vents du Pacifique adoucissent.
* tellement ‘le climat qu’on peut:passer l’hiver, à l'exception de quel ques jours, sans pardessus.” dire qu’il n’y tombe: pas de *
et le bétail y broute les grands.
‘avantage à
” foins de la prairie canadienne. du “ler janvier à la Saint-Sylvestre.
Dans ces conditions, l'élevage dü bétail est des plus profitables. . Si
* de colon. toutefois, veut se livrer à la culture, il lui faut, excepté dans de rares localités, avoir recours à l'irrigation artificielle, c’est-à-dire détourner le cours d’une rivière, pour répandre l'eau dans ses champs au moyen de rigoles et de canaux, car la pluie est très rare. Par ce moyen on est arrivé à obtenir des rendements de 35 à 40 minots de blé à l'acre sur. des terres, -qi avaient® jusqu'alors, ‘ été regardées comme stériles. Les travaux d'irrigation ont'été consiglérés si avantageux que la compagnie du Pacifique Canadien, qui ne fait pas les choses à la légère, creuse des ca- - naux pourarroser 3,500,000 acres de ses terres. On calcule qu'environ 9,000,000 acres sont susceptibles d'être rendus ainsi à l’agriculture, On a souvent parlé de la rareté du bois au Nord-Ouest. Cela est vrai pour certaines parties. Cependant on n'en manque pas. Une
Orén ut Sage
plus forte prodortion de la popula- -
tion se chauffe avec du bois à Win- -
nipeg qu’ à Montréal. Quand au charbon, orrén trouve dans toutes :
les partiest dut pe Un phéno-
mène acitor NÉ nan à qua des mines de char à ses poris..
ce combustible sé: vend” plus cher
en été qu'en hiver. L'explication, c’est que les mineurs trouvent leur’ cultiver la terre durant la belle saison. |
Le sol est d'une fertilité indiscutable.
traité les rendements sont merveil-
Jeux. C'est l'habitude du colon
qui prend un homestead, soit 160 acres que le gouvernement donne gratuitement, d'acheter le quart-desection adjacent. Il se trouve ainsi avec une terre dont il doit tirer, hors des années de fléau, an revenu qui se compte par milliers de dollars. .
Nos premiers. cultivateurs - = Drocèdent sur une échelle bien plus grande encore. On me citaitilya quelque temps le cas d'un de nos compatriotes qui a, l'an dernier, récolté 25,000 minots de. blé. À mon tour je veux.vous lire un fait divers qüe je cueillais dernièrenient dans-un' journal de Winnipeg:
“M. H. Hannab, de Lauder, qui a de grandes fermes dans cette région, n'a encore vendu qu'uné partie de sa récolte de 1905. Cependant hier il a reçu de la ‘Lake.of the Woods Milling Co.’ un chèque
en on se
Partout où il est bien -‘
pour $8, 000, prix du blé qu'il a vendu cette saison-ci.’ Permêttez-moi éncore une comparaison et jene parlerai plus chiffres. Ja prexince d'Ontario a nne “population: de plus de deux millions d’âmes-et un sol propre à la culture du blé. Cependant elle ne produit en moyenne que 25,000,000 minots de grains par année, tandis que les provinces de l'Ouest, avec une population totale de 750,000, en ont produit au delà de cent millions de minots.
terres de l'Ouest canadien a été,
par-superfcie, généralement le doù-"
ble de celui des terres au‘ sud de la frontière.