MAINS
J'admire ces mains, pesantes de pierres,
orgueilleuses de leur beauté,
qui de gestes nobles et fiers
affirment leur royauté ;
et ces pâles et frêles mains de saintes
aux doigts unis par la piété
qui se tendent, ignorantes des étreintes,
vers une divinité.
Mais que sont-elles près des mains
dont la beauté est d'être douces
et la piété d'être douces,
et qui, sur nos yeux, sur nos bouches,
avec amour effacent les empreintes
de nos chagrins et de nos craintes.
AUX ÉCOUTES l3