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InHÉrumentff q^oi aerTcnt au fauchage

L'herbe des prairies et des cultures fonrragères est cou- .pée avec la faux et la faucheuse mécanique. C'est très accidentellement qu'on la récolte à Ta i de de la fancillo.

A. — JjR faux (fig, 16) est nn outil composé d'une lame

Ffg. 16. ~ Faux,

munie d'une queue qui sert à k fixerj à l'aide d'une virole en fer et un coin, à un manche droit ou courljo et ayant une ou deux poignées (fi g, 17), suivant les localités.

L^an^le formé par la lamo et le manche est plus ou m(riua ouvert ou fcrméj selon que la résistance à vaincre est faible ou prononcée*

La lame est toujours bombée en dessous; elle porté une nervure dorsale qui augmente sa solidité. Elle est unie au manche par la qimis qui termine sa partie inférieure.

Les accessoires de la faux sont le coffin avec sa pierre en grès à aiguiser, et V enclume avec un marteau.

Les faux dans leur ensemble sont très variables. Telle faux, qui dans une contrée est regardée comme très maniable, est souvent considérée comme défectueuse dans une autre.

Les unes sont petites et légères et les autres très grandes et lourdes.

En général, le cultivateur a intérêt à laisser les faucheurs se servir des instruments auxquels ils sont habitués.

Une bonne faux ne doit être ni trop dure, ni trop molle. Pour augmenter son mordant , on bat son tranchant à froid, sur une petite enclume, en évitant de produire des festons ou des inégalités. Après le battage ou le martelage, on afftle le tranchant avec la pierre à aiguiser.

La qualité de la faux a une grande importance. Quand la lame présente des inégalités dans sa trempe, on mouille avec de Veau fraîche les parties molles avant de les battre. L'eau froide rend la trempe plus dure. On bat à sec les parties dures, parce que les coups de marteau détrempent un peu la lame et l'adoucissent.

Une faux ordinaire ayant de 0",80 à 0™,90 de longueur, O°*,07 à 0"\08 de largeur, pèse de 700 à 800 grammes.

Fi g. 17. — Faux avec manche.

Si LA PRATIQUE DE L'AGRICTJLTURE.

B. — 1j^ faucheuse mécaniqtie (fig. 18) se compose d'un bâtis au dessus duquel est situé le siège du conducteur, et d'un système d'engrenage qui est commandé par une ou

Fig. 18. — Faucheuse Wood.

deux roues motrices, suivant les machines. Ce sont les roues qui impriment à la scie 1,000 à 1,200 mouvements de vaet-vient par minute.

Un levier, situé à droite ou à gauche du conducteur, permet à volonté d'embrayer ou de désembrayer la scie. Celleci est garantie contre les pierres, les taupinières, etc., par des gardes en fonte.

Les faucheuses mécaniques sont traînées par un ou deux chevaux, selon la longueur de la lame dentée.

2* — Epoque de la fauchaison.

C'est lorsque le plus grand nombre des plantes formant laj)raine naturelle est en fleur, qu'on opère la fauchaison. A ce moment de leur végétation, les plantes ont atteint leur développement maximum et leur plus grande valeur alimentaire.

Famhéestrop tôt ou avant leur floraison, les plantes fournissent une herbe plus aqueuse, moins substantielle et d'une dessiccation plus difficile.

Fauchées trop tard ou lorsque leurs graines sont formées, leurs tiges sont fibreuses, cassantes, elles perdent parfois facilement leurs feuilles et elles sont moins nourrissantes.

Lorsqu'on fauche une prairie prématurément, on perd un peu en quantité, mais on gagne beaucoup en qualité. Par contre, lorsqu'on fauche trop tardivement, on gagne en poids, mais on perd notablement en qualité.

Les plantes qui forment et mûrissent leurs graines épuisent toujours le sol. On ne peut attendre ce moment de leur végétation que lorsque la prairie est peu garnie et qu'on se propose d'y faire un ensemencement naturel, ou lorsque le temps est très pluvieux. Les plantes des prairies qui ont été coupées aussi tardivement se sèchent toujours plus vite que l'herbe verte ; mais il vaut mieux, à la dernière extrémité, avoir du foin un peu dur que du fourrage avarié.

On ne peut faire faucher de très bonne heure une prairie naturelle, c'est-à-dire avant que les plantes dominantes soient en pleine fleur, que quand l'herbe est épaisse, versée, ou qu'elle est exposée à pourrir.

Sous toutes les latitudes, on fauche :

En premier lieu, h& prairies sèches;

En second lieu, les prairies moyennes;

En dernier lieu, les prairies humides,

li^^ prairies moi/ennes, celles qui sont situées sur des terrains ni trop secs ni trop humides, sont fauchées :

Dans la région du Nord, vers la fin de juin ou pendant la première quinzaine de juillet;

Dans la région du Centre, pendant la première quinzaine de juin ;

Dans la région du Midi, vers la mi-mai.

En général, en France, on fauche partout un peu trop tard. Il est même des localités dans lesquelles on est dans l'habitude de ne faucher les prairies élevées et les prairies moyennes, qu'à l'approche de la Saint- Jean (24 juin).

Les prairies artificielles sont aussi fauchées lorsque les plantes qui les composent sont en pleine fleur. Mais souvent, dans le Nord comme dans le Midi, on n'attend pas que la luzerne et le trèfle soient défleuris. En fauchant lorsque les premières fleurs sont épanouies, on favorise toujours la prompte apparition de la seconde ou de la troisième pousse.

Le sainfoin se fauche, partout, après le trèfle incarnat ordinaire et avant le trèfle et celui-ci, avant la luzerne.

Les vesces, les pois gris, le lentilbn, etc., ne sont fauchés souvent que quand leurs cosses sont bien formées.

Quoi qu'il en soit, les plantes qui produisent des graines épuisent toujours davantage la couche arable que les plantes qu'on coupe lorsqu'elles sont en fleur.

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