Métliode Klapmeyer
Lorsque le temps est pluvieux, en Allemagne, on dessèche le trèfle, la luzerne, le trèfle incarnat, etc., par la fermentation. Ce procédé, connu sous le nom de Méthode Klapmeyer, a été souvent expérimenté en France avec succès, quoiqu'il soit délicat par la surveillance incessante qu'il impose et coûteux par les bras qu'il exige à un moment donné quand il faut rapidement démonter les meules. Voici comment on le met en pratique :
Le trhfle est mis en très grosses meules le jour même ou le lendemain du jour où il a été fauché. Les meules doivent avoir au moins 3 à 4 mètres de diamètre. Il est très important que les couches successives soient fortement et uniformément tassées. Au bout de 24 à 36 heures, suivant la température atmosphérique, la chaleur est telle à l'intérieur des meules qu'on ne peut pas y maintenir la main. La vapeur, les gaz, s'échappent du haut des meules comme de la fumée.
Lorsque la fermentation est arrivée à ce point, on démonte les meules promptement soit le jour, soit la nuit et on étend le fourrage sur le sol. La pluie ne peut pas retarder l'opération. Quelques heures de soleil ou de vent suffisent pour sécher suffisamment le foin et pour qu'on puisse le rentrer.
Si la fermentation n'avait pas été régulière parce que le vent aurait soufflé avec violence , il faudrait séparer les parties encore vertes et les faire entrer dans une autre meule.
Le foin ainsi obtenu a toutes ses feuilles; il est souple quoique un peu compacte et gluant ; il est roux et son odeur rappelle celle du gros miel. Il est recherché par tous les animaux.