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CHAPITRE y

herbe; SËCilÉE A I/AIR OU MÔ'IIdDE TYROLie!l5E.

Dans les coBtrcos de TAllemafl^G mï la desBiccation de riierbe des prairies m fait difficilement et surtout dans les vallées prof 011 di^, etroitexS et humides du TyroljOn place

Pig, S7» - Pyramide pour e(k.'her Therbe.

rherbc dès qu'eOe a été fauchée sur des piquets ver tic aux tiuveraén par des barrer horizontales.

Ces gniïids perchoirs ou pyramides {fîg. 27} sont plact's

HERBE SÉCHEE A L'AIR OU METHODE TYROLIENKB. 109

çà et là sur le bord des prairies. 1/ herbe da la barre inférieure , qui est à 75 centimètres au- de s eue du aol, ne touche pas à la teri'e. Oo commence par ^rnir les traverses les plus inférieures pour terminer par le haut du perchoir en se servant dïine petite échelle double très portative. On dispose l'herbe au sommet sons une fonne conATxe qui sert à rejeter les eaux pluviales et a garantir T herbe qui occupe les étages inférieurs qui sont espacés de CO centimètres les uns des autres; aucune partie ne doit rester à découvert-

Comme Tair circule librement entre les gradins, il en résulte que r herbe peut rester dans cet état pendant plusieurs semaines sans le moindre danger.

On emploie aussi des assemblages de perches C, C, 0, C reliées à leurs sommets A, A, appelés chêvakts {ûg, 28),

llg. SBl ^ CheTftîct.

OU mvaliBTs. C*est sur les traverses horizontales F, F, F, que supportent les chevalets «jn'on place le trèflej !a luzerne ou r herbe des prairies naturelles.

Par ces deux procédés ^ les plantes sont en conttict cou tinu avec Tair, le soleil, la rosée et la pluie; elles blanchissent un peu estérienrement, mais elles restent verdatres intérienreTuent et elles perdent très peu de leurs feuilles.

Ce mode de séchage ne peut être mis en pratique que dans les contrées où le bois a peu de valeur et oii il est iiidispen^ sable par suite de la configuration du sol et de la mauiére d'être du climat.

raATiguE de i/aoricïïltujie. — t. ir. 7

OHAPITEE VI.

BOTTELAGE J>U FOI\.

DanB la région du Nord et dans celle an Nord-Ouest, on met eu bottes le Ibiii qui doit être coneoramé sur rexploita* tiou ou qui est destiné à la vente.

Le bottelage permet à i 'agriculteur de connaître exactement Ui tjuantitc de fotn qu'il a récoltée et de réguliiriser sou emploi,. Dana diverses contrées, on Toper e dans la prairie ou Bur le champ où le foin a été récolté. Ailleurs, cette I ipératïou se fait dans les locaux dans lesquels le foin est conBervé en vrac.

Lu foin bottelé est pins facile à charger et décharger mais s'il n'est pas bien sec, il est plus sujet à s'échauffer ; de plus, il se tasse moins bien, occupe plus de place et perd pins vite ses qualités qne le foin non bot télé.

Lu foin des prairies ai'Hficielles doit être bottelé, parce f^n'il perd facilement ses feuilles quand on le déplace ou loi'squ'on l'emmagasine,

1, — InsÉrnnieiitH qui ■erTcnt an bottelaipe.

Les ouvî'iers qui ont T habitude de botteler 3e foin se servent d'uu crochet de fer à dmx branches recourbées ayant une poignée ou nu manche en bois. Les dents, comme le raanclie, ont environ U! centimètres de longueur.

Cet outil, encore inconnu dans diverses localités ^ est appelé hotleloir^ holMeiir^ main de fer j croc à main.

BOTTELAGE DU FOLK. lïl

2, — liien*

Le pluB ordinairenient, surtout pour hï% foins ^mturehj on emploie des îiêns de fmn tordus en corde. Ces liens sont confectionnés au moment même du bottelago oa sur pince,

Les/ef/Aj* fhS'prairiêH artijickllesmnt très souvent bot télés avec chs lims de paille ou ffécorce de tUl^ul^ surtout quand ces foins ne sont pas destinés à être vendus.

C'est très exceptionnellement qu'on lie les bottes de foin avec des hartJi^

H. — ' Procédé pratique.

On doit procéder au hottelage des foins ]iar une l)elle j oumée lorsqu'on opère en dehors des ^n^an.ircs.

Le botteleur, tenant sa main de fer dans la n:iain droite, prend du foin soît à une meule, soifc à un tas, à denx on trois reprises. Chaque fois, il appuie le foin contre ses jambes. Quand il a devant lui la quantité voulue, iï la dépose à terre en donnant plus d'épaisseur à la i)artie médiane.

11 est essentiel qu'il sache prendre la quantité qui est nécessaire, afin que toutes les bottes aient le même poidf^>

Le foin aiie fois préparé, il fait un hen de foin ou prend un lien de paille, Tétend anr le foin, retourne cehii-cij en relevant ses extrémités, pour qu'elles soient maintenues par le lien. Dans ce travail, qui se fait rapidement , le botteleur s'aide de l'un de ses orenoiix.

Ce hoUekajB à un lien est celtii qu'ion opère ordinairement quand le foin ne doit pas être livré à la vente. Ces l>ottes ne sont pas ordinairement marchandes. Etant presque rondes, on les eiitas-ie plus difficilement sur les voitures.

Le bottelage se fait dans les champs plus aisément le matin et vers le soir que dans le milieu du jour, La fraîcheur

112 LA PRATIQUE DE L'AGRICULTTmE.

de l'atmosphère domie toujoars au foin plus de souplesse et le rend moins cassant.

Le foin vendu sui" les marchés de Paris ùt des départements voisins est hoikiè à irou lieu s. Ce bottelagc est plus lon|^ que le précédent, mais les bottes sont pins solides et elles onfc un lueilleiir aspect.

Lorsque le bottclcnr a placé à terre la quantité youlue de iourrage, il prend un lien de foio et s'en sert pour lier le fourrage aa tiers environ de la longueur que la botte doit avoir. Il a soin de bien replier rextrcmité avant de serrer le lien. Il ag-it de la luÊme manière pour l'autre extrémité. Ces deux liens placés, il en prend un troisième, saisit les deux bouts par les main8, l'été nd sur la partie médiane de la botte, soulève celle-ci pour la retourner sur elle-même , afin de pouvoir opérer la ligature dn côté opposé a celles faites avec les deux premiers liens,

La hoUe à trois liens , bien parée, a une surface régulière quand les liens ont été bien attaches, On j remarque peu de tiges formant des havwcë. Les foins de trèfle, luzerne, ete», ainsi bottelés, ne perdent pas leurs feuilles pendant les transports et Temmagaainage sur les véhicules ou dans les greniers.

Le foin court est le plus difficile à botteler. Il en est de même des fourrages composés de tiges grosses et dures.

Partout un bon bottelcur est un ouvrier précieux et rare.

Dans les localités où le bottelage des foins a lieu dans la prairie et à la tâche, les àoîieleurs ont Fliabitudc de disposer les bottes qu'ils ont faites en tas prismatiques appelés quintaux et qui comprennent dix ou quinze bottes, afin qu'on puisse chaque jour facilement compter le résultat de leur tnjivaiL

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