EPOQUE DE LA MOISSON
leur est plus claire, sa farine plus abondante et plus blanche et il glisse mieux dans la main.
Moissonné trop mûr, le grain est plus gris, plus terne au dehors et plus corné en dedans ; en outre, il ne donne jamais à la mouture une farine aussi belle, parce que sa pellicule s'épaissit toujours à la maturité complète ; enfin , il s'égrène souvent très facilement sous l'action d'un vent chaud et viplent.
Lorsqu'on moissonne un blé un peu sur le vert, la paille qu'il fournit est plus tendre, plus souple, plus nutritive, l'égrenage est bien moins considérable, mais le battage est un peu plus difficile.
Partout on a intérêt à couper le seigle quelques jours avant sa complète maturité ; l'orge quand elle est mûre, et Favoine lorsque sa paille est encore un peu verdâtre, parce que sa panicule s'égrène alors moins facilement.
On sait aujourd'hui que la mort des céréales commence toujours par la base des tiges, pour s'élever progressivement et souvent très rapidement jusqu'aux épis ou aux panicules.
Le seul inconvénient que possède la coupe un peu prématurée des céréales, c'est que, s'il survient des pluies continuelles, la dessiccation des tiges qui n'ont pas été mises en moyettes est beaucoup plus longue et plus difficile.
Les céréales versées doivent toujours être coupées avant celles qui sont droites. Celles auxquelles on demande des semences sont constamment moissonnées les dernières.
En résumé, on ne doit couper les céréales ni trop tôt ni trop tard ; c'est en agissant ainsi qu'on récolte des grains qui ont de la main et dont la couleur est plus marchande.
Au début de la coupe d'une céréale donnée, il faut examiner attentivement les champs, afin de commencer les travaux sur les points où ks plantes sont le plus avancées dans leur maturité.
CHAPITEE III.