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OPÉRATIONS QUI SUIVENT LA COUPE DE0 CÉEÉALES, UB

javelles j les grains germent et on égrène les panicules on les épis, qoand on jnge utile de les retour nt;r et de les déplacer-

Le seigle germe facilement ; de plus , ses grains brunissent sous Tactiou d'une plnie prolongée» C'est pourquoi ou e laisse le moins longtemps possible en javelles.

\ A orge germe aussi très aisément. Il faut aussi la rentrer le plus vite qu'on pent.

Le fromûnt peut rester 4 à 6 jours en javelles sans souffrir. Quand, par la force des choses^ on le laisse en javelles pendant « à 12 jours, il faut retourner celles-ci dès que leur face supérieure est sèche.

h' avoine est la céréale qui souffre le moins pendant le javela^^e quand celui-ci est modéré, lorsqu'il n'excède pas au delà de 8 jours. Quand Tavoine reste en javelles durant 12 à 15 jours, son grain augmente de volume, mais il perd beaucoup en poids.

Les javelles sont toujours bien situées, quand leur partie supérieure est dirigée contre le vent qui souffle avec violence pendant la moisson. Lorsque les javelles sont très humides, il faut les retourner et les étendre , pour que Tair puisse les pénétrer et arrêter la germination des grains.

Dans la Normandie , T Art ois, la Champagne, la Lorraine , la Flandre, etc., on remplace ordinairement le javelagc par de petites meules appelées moydkSj moies. Ce procédé permet de mettre les céréales à l'abri d'une humidité extrôme, et il favorise d'une manière remarqnable la maturité des blés versés et de ceux qui ont mûri inégalement-

On connaît deux sortes de mojettes : la mojette flamande et la moyette picarde.

A. — La moyeite flamande (fig. 42 et 43), beaucoup plus simple et plus expéditive que la moyette Picarde, a été

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Fig. 42. — Moyette flamande.

Fig. 43. — Moyette flamande ayant son chapeau.

proposée pour la première fois, il y a un siècle, par Louis Rose, ancien échevin de Béthune, dans l'ouvrage qu'il fit

'opérations qui suivent la coupe des céréales, 145

imprimer en 1760. Elle fut adoptée avec succès, en 181 lî, dans plusieurs provinces. Crepet, propriétaire-agriculteur, dit, ensignalant ses avantages, qu'elle est constamment employée depuis cette époque par la plupart dus cultivateurs des départements de l'Eure et de la Seine-Inférieure, alors même que l'état de l'atmosphère leur inspire le plna de sécurité.

Les cultivateurs de la Brie, de la Picardie, etc*, qui Tont adoptée et qui surveillent sa confection, sont très aatisfaita de ce mode de préservation.

Voici comment on l'exécute :

A mesure que le blé est coupé et alors qu*il n'est paa mouillé, on prend une quantité de tiges équivalente â 5 ou 6 gerbes, du poids moyen de 10 à 12 kilog. On les réunit par un lien à 0",25 ou 0''',33 au-dessous des épis et on ouvre ensuite ce faisceau par le bas, afin de lui donner du pied, et pour faciliter intérieurement la circulation de l'air et la dessiccation des mauvaises herbes.

Après avoir terminé cette gerbe que l'on appelle souvent poupée, on la couvre d'un chapeau formé de deux h trois; brassées de tiges liées le plus bas possible.

On doit profiter des intermittences de soleil et de pluie, si les tiges et les épis ne sont pas parfaitement seca, pour enlever le chapeau et aérer la gerbe placée perpendiculairement.

Si la méthode flamande accroît les dépenses de 5 à 6 f r, par hectare, elle prévient des dommages qui causent une perte d'au moins trois à quatre fois cette somme. Elle se recommande d'elle-même aux cultivateurs qui luttent presque chaque année pendant la moisson, contre riiifluenoe si fâcheuse des pluies continuelles.

Ce procédé d'abriter les céréales contre la pluie est connu depuis fort longtemps en Angleterre, dans les comtés de Sussex, Surrey et Kent.

B. — lia moyette picarde (fig. 44) a été décrite, il y a aussi bientôt un siècle, par Ducame de Blangy, dans un opuscule qu'il publia en 1771, sous le titre suivant : Méthode pour recueilUr Us grains dans les saisons pluvieuses. Elle a été recommandée aux agriculteurs en 1784 par Tabbé Eozier ; au mois de thermidor an VII par le mmistre de l'intérieur; en 1802 par Parmentier ; en 1816 par Bosc, et en 1826 par Mathieu de Dombasle. Il y a vingt ans, le ministre de l'agriculture la signala à l'attention des préfets, et le ministre de l'instruction publique la recommanda à la bienveillance des évêques, afin que ce moyen de préservation reçût la plus grande publicité possible.

Les moyettes picardes, que l'on a appelées vilMUs, huttes, hutteloles, moies et bonshommes, sont très connues dans la Flandre, l'Artois, la Normandie et la Picardie, mais on les dispose moins facilement que les moyettes flamandes. On les fait de la manière suivante :

Sur un endroit élevé du champ, on place une javelle repliée sur elle-même , de telle sorte que les épis ne reposent pas sur le sol. On peut aussi se servir d'une petite gerbe liée au-dessous des épis. Quand cette première javelle a été ainsi placée, on commence la construction du meulon. Un ouvrier, secondé par quatre ou cinq femmes, pose d'abord un premier rang de javelles sur la javelle pliée sur ellemême vers son milieu ou sur la gerbe affaissée, en ayant soin de les séparer lés unes des autres et de les disposer de manière que tous les épis soient dirigés au centre. Sur cette première rangée de javelles, il en place une seconde, puis une troisième, et ainsi de suite jusqu'à ce que les parois circulaires du meulon soient parvenues à la hauteur de 1™,20 à 1°*,30. Il est nécessaire, lorsqu'on termine, de croiser assez fortement les épis des deux dernières rangées. Tous les épis étant réunis au centre, on comprend que ce point est beaucoup plus élevé que le pourtour ; il résulte de

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