OPÉRATIONS QUI SUIVENT LA COUPE DES CÉRÉALES
les encore humides ne peut pas permettre au blé de terminer sa maturité et d'acquérir une belle couleur et un poids plus élevé. Il est fort à désirer que les cultivateurs comprennent la nécessité de faire confectionner chaque année un certain nombre de moyettes, quand même Tétat de l'atmosphère ne leur inspirerait aucune inquiétude. C'est en adoptant une telle pratique qu'ils auront la certitude, quand le temps ne sera pas favorable, de trouver parmi leurs ouvriers des hommes capables de bien exécuter les moyettes flamandes ou les moyettes picardes.
La seule objection qu'on puisse faire aux moyettes, c'est qu'elles occasionnent un surcroît de dépenses ; mais que signifie une dépense de 5, 6 et même 8 à 10 fr. par hectare, quand il s'agit de sauver la qualité du blé et de lui conserver toute sa valeur commerciale. Est-ce que souvent les frais de moisson ne sont pas augmentés, quand, à la suite de pluies, il faut retourner les javelles ou dresser les gerbes debout pour les faire sécher ? Quelle perte le cultivateur n'éprouve-t-il pas à la vente, quand il conduit sur les marchés des blés gris, ou durs à la main ?
Quand le temps est au beau et qu'il ne présage ni de pluie ni d'orage, on peut remplacer très économiquement les moyettes par les dizeaux circulaires, (Voir ci-après.)