CONSERVATION DES GERBES
OU près des bâtiments, ou dans une cour spéciale dite cour des meules.
Fi g. 50. — Meule à paroi tri» inclinée.
Fig. 51. — Meule à paroi presque verticale.
Voici comment on les construit :
Après avoir placé sur une surface ronde un soutrait com-
posé de fagots et recouvert de paille , on y place les gerbes par lits successifs en ayant soin de bien les tasser les unes contre les autres. La solidité d'une meule dépend beaucoup de la régularité et de l'horizontalité des assises de gerbes. Pendant ce travail, on élargit successivement la meule jusqu'à la moitié environ de sa hauteur, afin que tous les lits de gerbes surplombent le soutrait. Quand la meule est arrivée à mi-hauteur, on diminue successivement la largeur des couches de gerbes de manière à pouvoir la terminer en pointe, en redressant de plus en plus les gerbes. Quand celles-ci sont presque droites, on les couvre avec quelques bottes ou bottiaux de paille qu'on fixe à l'aide de longues baguettes munies chacune d'un crochet.
De nos jours, par suite de la propagation des machines à battre , les meules de grains ne restent plus aussi longtemps dans les champs exposées aux injures du temps et à l'attaque des souris ou autres animaux nuisibles.
Dans le Vexin, le Pays de Caux, les meules de blé, au lieu d'être rondes, sont rectangulaires (fig. 52), et leur partie supérieure présente deux côtés inclinés en forme de toit. Les deux autres côtés présentent souvent des parois verticales en forme de pignon de maison. Sur diverses exploitations, les meules rectangulaires au nombre de deux ou trois sont placées sur une seule file et elles se touchent par leurs pignons.
Les meules qui ont été faites à la hâte ou dont la confection a été dirigée par un ouvrier inexpérimenté, ne tardent pas souvent à s'incliner d'un côté par leur propre poids. Aussitôt qu'on constate qu'une meule n'est plus d'aplomb, il faut la soutenir par des étais du côté où elle penche.
On ne couvre ordinairement les meules, quand le temps est beau , que lorsque leur tassement a eu lieu.
Les meides françaises QOYiiitxiïiQvA) ordinairement de 3,000 à 5,000 gerbes du poids moyen de 10 à 11 kilog. On les pro-