CONSERVATION DES GERBES
tège contre la pluie à Taide d'une couverture faite avec de la paille de blé ou de seigle; chaque poignée de paille est fixée dans les gerbes.
Une toiture est bien faite quand sa surface est lisse, plane, et lorsque Teau y coule facilement sans pénétrer à Tintérieur ; la partie inférieure de cette couverture est soutenue
Fig. 62. — Meule de blé dans le Vexin.
par un gros bourrelet formant une couronne et fixé autour de la meule à l'aide de fiches de bois. Le faîtage est consolidé par un ou deux cerceaux retenus par de fortes baguettes munies d'un crochet. Ces fiches sont souvent désignées sous le nom à! épingles. Quand la meule est rectangulaire, on forme le faîtage en pliant des poignées de paille qu'on maintient sur les deux versants, à l'aide de baguettes fixées horizontalement au moyen de fiches.
Lorsqu'une toiture est terminée, on coupe avec une
gerbes de manière qu'elles touchent seulement les murs par leur partie inférieure, ou l'on garnit les murs de branchages secs.
Bein tassées, dix gerbes du poids moyen de 10 à 12 kilogrammes occupent un mètre cube. Les gerbes provenant
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d'an hectare produisant en moyenne 20 hectolitres, ou 1,500 kilogrammes de blé, occupent 50 mètres cubes.
Lorsque les granges ont intérieurement une grande hauteur, et que les voitures peuvent y pénétrer et les traverser, on rend l'engrangement plus expéditif et moins onéreux en se servant d'un échaflPaudage mobile, lorsque la hauteur des gerbes enmagasinées dépasse de beaucoup l'élévation des véhicules chargés.
Les ouvriers qui déchargent les voitures et élèvent les ► gerbes pour les donner à ceux qui les entassent dans les granges et les gerbiers ou sur les meules, sont désignés souvent sous le nom de caïvaniers. Ces ouvriers sont forts et actifs ; leur salaire est toujours plus élevé que le salaire des ouvriers ordinaires.
; Dans diverses exploitations de la région septentrionale,
à défaut de granges, on emmagasine les gerbes sous de grands hangars désignés sous le nom de hangar s-gerlier s (fig. 53); le battage des gerbes ainsi conservées a lieu généralement à l'aide d'une machine à battre mobile mise en mouvement par la vapeur ou un manège.
Ces hangars peuvent aussi abriter des bottes de paille, à mesure que l'on exécute le bottage des gerbes qu'on y a emmagasinées.