BOTTELAGE DE LA PAILLE
Le bottelage de la paille se fait de deux manièred.
Lorsqu'elle, doit être vendue ou conduite sur un marché, le batteur en grange la secoue avec une fourche dans le but de la débarrasser du grain et de la menue paille, en ayant soin de ne pas la mêler. Alors il rassemble les tiges en un faisceau pesant 5 ou 6 kilogrammes, en se servant de ses mains et s'aidant de ses jambes et les pose sur un lien qu'il a préalablement étendu sur l'aire de la grange. Quand la botte est liée, il la peigne et la jette dans une travée vide.
La paille qui sort d'une machine à battre sur un plan incliné à claire-voie, se bottelle de la même manière, mais plus aisément.
Lorsque la paille doit être employée comme litière ou donnée comme aliment aux animaux domestiques de l'exploitation, le botteleur prend une fourche, secoue et mêle la céréale qu'il a battue. Cette opération terminée, il met la paille en bottes.
Dans les deux cas , on utilise les liens qui ont servi à lier les gerbes et qui ont été mis de côté soit par le batteur, soit par l'ouvrière chargée de délier les gerbes placées sur la table alimentaire de la machine à battre. Au besoin, les botteleurs font des liens a-vec la meilleure paille, après avoir humecté d'eau sa partie supérieure.
La paille qui a été bottelée est conservée dans les granges, sous des hangars ou en meules.
'À, — Battaf^e eu plein air.