Récoltes du maïs et du sarrasin
MAïïi. — C'est lorsque les feuilUes et les tiges sont en grande partie sèches que les épis du maïs accomplissent leuns dernières phases d'existence. C'est ordinairement vers hi lin de sepLembre ou en octobre qu'on procède dans la région du 8ud-0uest à la récolte des épis. A ce moment, les spuithes qui les enveloppent sont presque sèches et les grains ont déjk un^ très grande consistance.
Lt^s épiK , après avoir été détachés des tiges, sont dépouillera de leurs «.'nveloppes et exposés pendant plusieurs jours a riiction ^]\\ soleil sur une aire à battre, ou à l'aide des apathes qu'on tenverse en arrière des épis, on réunit ceuxci en fafscennx pour les suspendre, ou dans des greniers aert'ts, ou son a des hangars. Dans les pays où les automnes sont dc'ja fiv>ids et pluvieux, on les fait sécher dans des bûtiments sitéciaux appelés séchoirs.
C'est lorsque les 'épis sonfc bien secs et que les rafles sur lesquelles les grains sont attachés sont privées d'humidité qu'on procède à leur égrenage. Cette opération se fait vite et bien à l'aide d'un appareil spécial (fig. 58) designé sous
Fig. 58. — Egrenoir à maïs.
le nom d^égrenoir à maïs. Cet appareil doit être desservi par deux personnes : la première met en mouvement le disque égreneur D à l'aide de la manivelle A qui met en action les roues dentées B, C; la seconde jette continuellement des épis dans le cornet alimentaire H qui est situé dans la partie supérieure de l'égrcnoir. Le grain ainsi égrené
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tombe dans le tiroir G ; il est ensuite déposé en couche mincû dans un grenier bien aéré.
Sahbasix ou blé noir. — Le sarrasin ou blé noir arrive à maturité en septembre ou octobre. On reconnaît que ses grains sont mûrs à leur couleur brune et à leur cassure amylacée. Les tiges qui portent de tels grains ont toujours une teinte rouge sombre assez prononcée.
Le saiTasiu s'égrène avec unefecilité extrême; c'est pourijuoi il est indispensable de le récolter un peu prématurément. On le coupe avec la faucille. Chaque soir, on met en faisceaux les tiges qui ont été faucillées en ayant la précaution de lier ces petites pyramides avec quelques tiges. Ces faisceaux restent sur le champ pendant six à dix ou douze jours, afin L[ue les tiges et les feuilles se sèchent et que les grains encore rougeâtres puissent prendre une teinte brune.
Le battÈvge du sarrasin se fait en plein air par une belle journéCj avec le fléau, sur une aire à battre. Cette opération est facile et rapide lorsque les tiges sont presque sèches. La paille est amoncelée en meules de peu de largeur, afin qu'elle puisse bien se conserver. Le grain est déposé en couche mince dans un grenier. On le remue souvent pour empêcher <in'il s'échauffe ou fermente. On le nettoie à l'aide du tarare, quand il est bien sec. Il produit beaucoup de poussière.
2, — Récoltes du colza 9 de la naTette et de la cameline.
Le colza et la navette d'hiver arrivent à maturité selon les années et les terrains vers la fin de juin ou au commencement de juillet. On doit couper leurs tiges avant que toutes leurs siliques soient mûres, car arrivées à maturité complote, celles-ci s'ouvrent facilement sous l'action du B^^leil et laissent échapper beaucoup de graines"'
OoLZA. — La coupe des tiges de colza se fait dans la
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matinée et dans la soirée à Taide de la faucille à lame unie ou d'une forte serpette. Le plus généralement, les ouvriers cessent de travailler de 11 heures du matin à 2 ou 3 heures de l'après-midi, moment de la journée où le colza s'égrène aisément. Les tiges sont mises en javelles à mesure qu'elles sont coupées. Elles restent ainsi sur champ pendant 4 à 6 jours, afin qu'elles puissent terminer leur dernière phase d'existence.
Quand toutes les siliques sont mûres, on les bat avec le fléau, dans le champ, sur une très grande toile dite lâche a colza.
Les tiges sont apportées sur la bâche à l'aide de civières (fig. 59) légères, garnies intérieurement d'une toile qui
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Fig. 59. — Civière à colza.
est destinée à recevoir les graines qui s'échappent des siliques. Chaque soir, on rapporte à la ferme les graines produites par le battage en y laissant une certaine quantité de cassettes, afin de les empêcher de fermenter quand elles seront déposées dans un grenier.
Les tiges de colza sont mises en bottes pour être utilisées comme litière dans les beuveries ou les é tables. Les cassettes ou siliques sont recueillies avec soin, p^irce qu'on les donne
aux bêtes bovines quand celles-ci reçoivent des racines ou de la pulpe de betterave ou de pomme de terre.
Navette. — La navette est récoltée de la même manière, à cette exception, toutefois, que ses tiges sont moins fortes et moins élevées que les tiges de colza.
Cameline. — La cameline est presque toujours arrachée et égrenée à Taide d'un battoir et d'un billot, afin de ménager le plus possible ses tiges qui servent à faire des petits balais qu'on utilise dans les ménages dans les départements du Nord, du Pas-de.-Calais, etc.