Réeoltes des racines et des tubercules
Eacines. — Les betteraves sucrières, les betteraves fourragères, les carottes et les navets sont récoltés en septembre et octobre selon* les variétés et les terrains. Les betteraves
qui sont encore en terre, ne supportent pas au delà de — 3^ à — 4''. C'est pourquoi on les arrache toujours avant les autres racines.
Cette opération est généralement faite avec la fourche à dents platées ou à l'aide de la houe fourchue. Les ouvriers chargés de l'arrachage de ces racines doivent éviter le plus possible de les détériorer, car celles qui sont endommagées par les instrctments sont d'une conservation toujours moins parfaite.
L'aTrachage est toujours suivi ou précédé par l'enlève- • ment du collet. Ce décolletage a pour but d'empêcher les racines de continuer à végéter quand elles sont amoncelées en tas dans les caves, les celliers ou les silos.
Les betteraves destinées aux sucreries sont aussi décolletées parl'agricultçur qui les récolte. Ces usines exigent que la partie sur laquelle les feuilles se développent soit enlevée parce qu'elle contient fort peu de parties saccharines. Il est indispensable de bien faire nettoyer les betteraves qu'on doit livrer aux sucreries, si on veut éviter des discussions au sujet de la tare , c'est-à-dire du déchet que le poids brut doit subir et qui représente la quantité de terre qui est restée adhérente aux racines.
Les betteraves sont conduites aux sucreries ou aux distilleries dans de grands tombereaux traînés par quatre bœufs (%. 61).
L'arrachage des betteraves et des carottes fourragères qui ont leur collet hors de terre, est toujours plus facile que la récolte des betteraves à sucre.
Les parties provenant du décolletage de ces diverses racines sont rapportées à la ferme pour être données aux bêtes bovines ou elles restent sur place où elles sont mangées par les bêtes ovines.
Le panais a une racine si rustique qu'on n'arrache celleci qu'au fur à mesure des besoins.
Tubercules. — Les tubercules de la pomme de terre arrivent à maturité depuis le mois de juillet jusqu'en oc-
tobre, suivant les variétés cultivées. Les pommes de terre hâtives, de seconde saison ou tardives, sont généralement arrachées quand leurs fanes sont presque sèches. Les tuber-
ÏOÔ LA PRATIQUE DE L'AGErCULTURE,
cul es qui se sont dtiveloppes dans les terres légères et qui ont été prodnits par des variétés précoces , sont d'nn arrachage très facile. Il n'en est pas de raêine des tubercules appartenant it des variétés tai-divcs cultivé^^a sur des terres ar g ilo -siliceuses ou argilo-calcaires. Les pluies d'octobre rendent souvent cette opération assez difficile*
Après avoir été extirpés de la couche arable, les tnbercilles restent exposés à l'action du soleil on de Tair pendant plusieurs heures, afln qu'ils se ressuient et qne la terre qui y est adhérente paisse se détacher de leur surface, T^s tubercules fjn' DU enmmagasine alors qu'ils sont secs superficiellement et exempts de tcn^e, sont d*une couser\"attoTi plus parfaite et plus prolongée qne les pommes de terre cliargéea de terre humide.
Les tubercules du fopinamhour sont très rustiques et passent très i>ien Thiver en terre dans les champs qnî ne sont pas très humides pendant cette saison. On les arrache au fnr et a mesiu'e des besoins. Ils ne se conservent pas audelà de 15 à 20 jours en dehors du soh
J'ai dit que Ton arrachait les betteraves et les pommes de teiTc a la main ou à l'aiiie d'outils. M, Bajac a in%*euté deniièrenient un appareil qu'il a appelé arroflieiisê de hdferavfs. Cette charrue est très solide et fonctionne bien, mais elle doit ^tre traînée par trois à quatre chevaux, suivant qu'elle extirpe à la fois les betteraves sucrières situées sur une ou deux li^^ues.
On peut aussi ari'acher les pommes de terre avec une charrue ayant un soc à claire-Toîe,