‹ La pratique de l'agriculureChapitre 157 sur 273 · CHAPITRE lY · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY

. i:aNSERVATtO\ DES RACINES ET DE5 TUBERCULES.

Les mcioea telles qutj lietteraves, carottes ^ navets, rutabagas, choux-raves j et-c., doivent être conservées dans des caves, des celliers, des gi'Hiige^ où la gelée n'a pas îiccès on dans des silos à demeure on temporaires.

Toutes;* ces raeioes m conservent inal si elles sont rentrées humides, si elles ont été endommagées par les outils pen^ dant leur arrachage et si elles n'ont pas été convenablement décolletées ; mais toutes auESi n'ont pas la même durée de conservation.

Le^ navets k d\m' blancbe se conservent toujours moins longrtemps qnc les navets à chair 3 an ne. Quoiqu'^il en BOÎtj on doit les faire consommer pendant l'automne et au plus tard en janvier. Les caroiks rcntrt^s dans des locaux sains se conservent jusqu'en février. 11 en est de même des rutûhagas et des cfioux-ravts. An delà de cette époqne, ces dernières racines deviennent dures et sont bien moins alimentaires. Les hetkravm sont les racines qui se conservent le plus tardivement <|uand elles occupent des bâtiments sains on des silos bien disjxjsés. 11 n'est pas rare de voir des exploitations qui en donnent k leur bétail pendant les mois d'avril et de mai.

On a intérêt, quand les circonstances le permettent ^ à visiter et déplacer ces rac^ines au milieu de l'hiver, afiu de s'asaurer de lenr état de conservation et de retii^er les na-

vets, les carottes ou les betteraves qui commencent à s'altérer.

Les silos, dans lesquels on conserve les racines, sont de deux sortes : les silos temporaires et les silos permanents.

liCS silos temporaires ne sont autres que des fosses plus ou moins profondes selon la nature de la couche arable et du sous-sol.Dans les circonstances ordinaires, on leur donne l'",30 à l'^jôO de largeur et 0'",20 à O^'jSO de profondeur. Quand les racines y sont déposées sous forme de prisme triangulaire, ayant 1 mètre à 1°',2() de hauteur, on les couvre d'abord d'un peu de paille de seigle ou de feuilles sèches ou de fougère, et ensuite de terre ayant O^'^SS environ d'épaisseur. Cette dernière couverture provient des rigoles qu'on creuse de chaque côté du silo et parallèlement à sa direction. Ces fossés d'assainissement ont ordinairement de 0™,40 à ()'",50 de profondeur et 0™,33 de largeur. Ils reçoivent les eaux pluviales qui tombent sur la couverture protectrice du silo et les conduisent dans une mare ou dans un fossé d'une route. De distance en distance , on plante dans le silo, avant d'y déposer des racines, des pieux qu'on entoure d'un lien grossier de paille et qui constituent de véritables cheminées d'aération. Ces conduits empêchent toute fermntention intérieure; ils excèdent de 0",10 à 0™,16 la terre formant couverture.

Les silos à demeure ou silos permanents (fig. 71) sont une couverture en paille ou en chaume. On doit les creuser dans un sol perméable et soutenir leurs parois à l'aide de murs en pierres sèches, à moins qu'ils ne soient établis dans un sol crayeux ou rocheux. On leur donne trois à quatre mètres de largeur et deux mètres environ de profondeur. Leur toiture est supportée par une charpente simple et légère. Une ou deux portes en rendent l'accès facile et suffisent à l'aération ou ventilation.

he^ pommes de terre sont d'une conservation plus facile

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