llétayer8 ou colons parti a ires
Le métayer ou colon partiaire est un cultivateur à partage de fruits. Dans les circonstances ordinaires, il a peu d'initiative parce que lui et sa famille occupent une habitation qui laisse beaucoup à désirer au point de vue de l'hygiène et du confortable. Le plus généralement, les maisons occupées par les métayers sont mal éclairées, humides et souvent malpropres. On comprend que les familles agricoles qui vivent dans des conditions aussi défavorables ne peuvent pas avoir une grande énergie et beaucoup d'initiative. Aussi restent-elles ordinairement attachées aux errements du passé.
Tout propriétaire qui veut accroître ses revenus tout en augmentant le bien-être moral et matériel de ses métayers»
doit avant tout se préoccuper d'améliorer les habitations qu'ils occupent ; c'est en ouvrant de larges baies et en y adaptant des fenêtres, c'est en remplaçant les aires en terre par un carrelage, c'est en augmentant le nombre des pièces dont ils disposent, qu'on est parvenu dans diverses localités à accroître le bien-être, les forces physiques et le degré d'initiative de beaucoup de métayers. Ces changements ont été tels dans la Mayenne, l'Anjou, le Bourbonnais, etc., que les terres sur un grand nombre de métairies, par suite d'une culture plus intelligente, plus progressive, ont augmenté notablement de valeur. C'est à ces heureux changements que sont dus aussi les perfectionnements que le bétail a subis depuis quarante ans dans ces anciennes provinces.
Le métayage avec ses anciens errements, la situation déplorable dans laquelle vivent la plupart des familles agricoles qui lui appartienent , la feinge dans laquelle se couche le bétail, est un mode de faire valoir stationnaire et duquel on ne peut attendre aucun progrès.
Dans la généralité des cas, le métayer paie la moitié des impôts, la moitié de la valeur des engrais achetés et il supporte toutes les autres dépenses de culture. Le matériel agricole lui appartient ainsi que la moitié dé la valeur vénale du bétail. Il a droit, comme le propriétaire, à la moitié des produits vendables récoltés sur le domaine qu'il cultive et à la moitié des bénéfices réalisés annuellement à l'aide du bétail Le foin, les fourrages, et les pailles restent sur la métairie à sa disposition. Le produit des volailles et des abeilles ne lui appartient en entier qu'à la condition de donner au propriétaire les /aisances ou une somme en argent mentionnée dans son bail.
Le plus ordinairement, le propriétaire se réserve la direction de la culture et la détermination des spéculations animales que les ressources dont dispose la métairie per-
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metfcbnt dVntreprendre avec profit. Malheureusement, àiwm diverses contrées , les propriétaires, pour pouvoir compter sur un revenu annuel déteimiuéj louent les métairieB qui composent leurs domaines à des fermwn génèrmix qu'on a toujours regardés à bon droit comme de véritables spéculateurs, en ce sens qu'ils ne songent qu'à retirer de chaque métairie le produit le plus élevée sans se préoccuper nu &enl instant de la situation misérable des métayers qu'ils dominent. Ces fermiers g"éuératix, véritables exploiteurs des forces humaines, out beaucoup nui à raveuir de Tagriculture dans les contrées où ils exercent leur fâcheuse industrie.