‹ La pratique de l'agriculureChapitre 163 sur 273 · Rôle dr 1» femmp · texte numérisé non relu

Rôle dr 1» femmp

La fenmie de l'exploitant ^n\ aime la \ie rurale, qui m complaît à la campagne et qui songe peu aux distractious rju'oÔre la vie urbaine, exerce toujours une heureuse influence sur la réussite d'une entreprise agricole, ainsi que je Tai souvent constaté dans mes excursions.

C'est, en effet, à la femme du propriétaire exploitant, du régisseur ou du fermier qu'est dévolue la mission de sVsïsUrer de la tenue de la laiterie, de la fromagerie, des poulaillers, du jardin. C'est elle qui surveille l'apport , la vente ou Tem^ploi du lait et la fabrication des fromages. C'est elle aussi qui dirige réducation des volailles, qui veille à la propreté des locaux qu'elles occupent, rjui prescrit les alimenta qu'on doit leur donner, qui reçoit chaque jour les ceuf s que hifùmniè de hasse-côur trouve dans les poulaillers et giàet là dans la cour, les granges ou sous les hangars et qui désigne les poules qu'il faut mettre à couver et les œuls qui sont réservés pour rineubation.

Tous les locaux placés sous la direction de la ni aï tresse de maison doivent se distinguer par une remarquable propreté.

Dans beaucoup de fennes des régions du Centre et. du K^nrd -Ouest, le bénéfice annuel réalisé par l'éducation des volailles quand cette industrie est bien dirigée et surveillée , a très souvent une grande importance, surtout quand les locaux qui lui sont destinés sont convenablement disposés, SHÎns^ ventilés et bien éclairés.

6 — Maîtres-Talets.

Le maître-valet est un contre-maître peu lettré qu'on rencontre principalement dans les régions du Sud et du Sud- Ouest. Il reçoit comme salaire pour lui et sa famille une somme fixe et des denrées alimentaires : blé, maïs, vin, etc. Parfois on lui donne, en outre, l'autorisation de cultiver [H>ur son propre compte un ou deux hectares de ten^e.

Le maître- valet connaissant la pratique manuelle, agit au ît lieux des intérêts de son propriétaire, mais peu versé dans la science agronomique, il suit les errements du passé âanB se demander si la culture qu'il dirige peut être modifiée très avantageusement dans ses détails sans exiger de i^randes avances.

Eu général, les cultures dirigées par les maîtres- valets, aior^ que les propriétaires ne résident pas sur leurs domaines, sont toujours des cultures stationnaires souvent peu lucratives, à moins qu'elles ne soient annexées comme cela arrive assez fréquemment à un important vignoble ou à une grande culture fruitière.

CHAPITEE IL

CHOIX DU DOMAINR.

Les domaines agricoles ont une étendue très variable et ils appartiennent, ou à la petite, ou à la moyenne, ou à la grande culture. Suivant les contrées, les bâtiments qui leur appartiennent sont isolés ou situés dans les villages ou les hameaux.

- Dans quelques régions, les terres labourables sont secondaires par rapport à la surface occupée par les prairies, les herbages, la vigne, le houblon, les amandiers, etc. Dans la région du Midi, les oliviers, les figuiers, les mûriers, etc., occupent des terres qu'on utilise aussi par la culture des plantes fourragères et des plantes alimentaires.

Par exception, il existe dans le Nord et l'Est de la France des terres labourables qui n'ont pas de bâtiments agricoles et des exploitations qui ont très peu de terres arables. Dans les deux cas, les fermiers qui font valoir ces domaines spéciaux, dépendent de deux propriétaires.

Le propriétaire qui doit faire valoir un domaine agricole, soit qu'il ne trouve pas à le louer à des conditions satisfaisantes, soit qu'il désire se faire agriculteur, n'a pas de choix à effectuer. Il est forcé dans les deux cas de prendre l'exploitation dans l'état où elle se trouve. Alors, il doit examiner avec soin les terres qui le composent, afin de savoir : V celles qu'il peut conserver à l'état de terres labourables et de prairies naturelles; 2° celles qui doivent être assainies

par le drainage ou qu'il pourra irriguer sans s'imposer de grands dépenses ; 3° enfin, celles qui, à cause de leur nature ingrate , doivent être utilisées par les essences forestières.

C'est après avoir fait un examen sérieux de tous les champs qui composent son domaine que l'agriculteur peut classer les terres arables au point de vue de leur nature, de leur profondeur et de leur fécondité , et déterminer ensuite le système de culture qu'il peut adopter avec l'espérance d'en obtenir des résultats financiers satisfaisants.

Les domaines qui ont leurs terres labourables agglomérées autour des bâtiments, alors que ces derniers sont reliés à une route en bon état par un chemin viable pendant toutes les saisons de l'année, sont sans contredit ceux qu'on doit regarder comme les plus favorables quand les terres sont de bonne qualité, parce que les dépenses annuelles y sont toujours moins grandes.

Les exploitations les plus difiiciles, les plus coûteuses à^ cultiver sont celles qui ont des champs enclavés dans des propriétés d'autrui, des pièces de terre très éloignées du point où les bâtiments sont groupés et qui sont situées sur des plateaux ou des collines d'un accès assez difficile pour les gros véhicules ou les voitures chargées de fumier.

Dans bien des cas, on soumet les champs qui sont très éloignés de la ferme à un assolement particulier comprenant des céréales et des plantes fourragères qu'on fait consommer sur place par les bêtes à laine. Ces terres sont fertilisées à l'aide du parcage, des engrais verts ou des engrais commerciaux. En agissant ainsi, on évite d'y transporter des fumiers.

ha fermier est plus intéressé que le propriétaire au choix du domaine qu'il veut exploiter. A moins d'avoir un bail à long terme (18 à 24 ans) et à rente progressive, il n'a pas intérêt à louer de mauvaises terres, car celles-ci engagent des capitaux importants qu'on ne peut dégager qu'au bout

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