CHAPITRE XIII
DÉPENSES ET BECETTES.
L'agriculteur ne peut se dispenser chaque jour d'enregistrer ses recettes et ses dépenses, de mentionner sur un registre spécial les achats et les ventes qu'il fait à terme et d'inscrire sur une feuille particulière les journées des ouvriers qu'il emploie.
On a dit souvent que ces diverses écritures constituaient une véritable comptabilité et que le temps manquait toujours à l'agriculteur pour remplir cette tâche avec une grande exactitude. Les esprits qui refusent encore de reconnaître les avantages que présentent des comptes simples mais très exacts sont presque toujours ceux qui ignorent leur situation financière. On ne peut savoir si on fait des bénéfices ou des pertes que lorsqu'on s'impose le devoir d'inscrire chaque jour sur des cahiers spéciaux tous les faits qui permettent à la fin de l'année d'établir son bilan ou son état de situation.
Les registres les plus indispensables au cultivateur sont au nombre de cinq, savoir :
1. Le Journal caisse est le livre sur lequel on inscrit les dépenses et les recettes de chaque jour. Ce travail est ordinairement la tâche de la femme du cultivateur.
La balance entre le doit et Vavoir fait connaître très exactement la situtation de la caisse.
2. Le registre ayant pour titre Comptes courants est le livre où l'on ouvre un compte doit et avoir a chaque vendeur