DEPENSES ET RECETTES
et à chaque acheteur, alors que les achats et les ventes ne se font pas au comptant. Ce registre indique à chaque instant les sommes dues et celles qu'on doit recevoir.
8. Le Livre de magasin a une grande importance. On y inscrit les denrées qui entrent dans les granges, les greniers, etc., etc., et celles qui en sortent. C'est en balançant les entrées avec les sorties qu'on peut connaître les quantités de foin, de paille, de grains, d'engrais chimiques, etc., qu'on peut vendre ou dont on peut disposer.
4. Le TabUau de la rrmin-d œuvre est dressé chaque semaine ou chaque quinzaine. Il contient autant de colonnes verticales qu'on emploie de journaliers. Chaque ouvrier a une colonne à son nom et c'est dans cette même colonne qu'on inscrit chaque soir la durée de son travail. Une addition faite au moment de la paie , permet de connaître de suite pendant combien de journées il a travaillé durant la huitaine ou la quinzaine.
Le travail des tâcherons est soldé lorsqu'on connaît la superficie des champs sur lesquels ils ont travaillé.
5. Le Livre W inventaire est un registre précieux. On y inscrit, dès que l'inventaire annuel est terminé, le nombre et la valeur des animaux de travail et de rente, la valeur commerciale des denrées qui sont dans les magasins, la valeur du mobilier, des engrais disponibles, les créances et les avances faites aux cultures. Le total, déductions faites des dettes, comparé au montant du dernier inventaire, fait connaître si le capital d'exploitation a augmenté ou diminué. Une ferme n'est pas en perte quand le total de l'inventaire est de beaucoup supérieur au montant de l'inventaire fait l'année précédente.
^ L'estimation du bétail doit être faite avec une grande sévérité. Quant au matériel , il subit chaque année une dépréciation ou un amortissement de 6 à 10 p. 0/0, suivant l'état des objets qui le composent.
L'époque la plus rationnelle pour faire l'inventaire est , suivant les localités, le 30 mai ou le 30 juin, moment de Tannée où les magasins sont presque vides.
Tous les registres précités ne donnent pas lieu chaque jour à des écritures nombreuses. Le livre qui doit toujours être à jour est le Journal caisse et le Tableau concernant la unain-d'* œuvre. Quant au Livre de magasin , on n'y inscrit qu'une fois par semaine les entrées et les sorties, lorsqu'on dépouille le Carnet que possède l'exploitant ou le commis de ferme et sur lequel on mentionne les faits journaliers et les marchés passés avec les tâcherons.
En résumé, une comptabilité très simple mais bien tenue est un véritable miroir pour l'agriculteur. Il faut plaindre celui qui ne cherche pas à s'éclairer sur les résultats financiers de son entreprise, en néghgeant d'inscrire sur quelques registres les faits dont il est témoin chaque jour de l'année. En général, la comptabilité du cultivateur ne comprend que les livres suivants : Inventaire, Journal caisse. Magasin, Comptes courants et Main-d'œuvre. Le Carnet de l'exploitant ou du commis n'est souvent qu'un simple agenda.
Le registre intitulé Comptes de culture n'est véritablement utile que quand on désire connaître le résultat financier d'une culture ou d'une spéculation animale. Il exige des écritures ou des détails que le cultivateur, dans les circonstances ordinaires, n'a pas le temps ou la possibilité de recueillir ou d'enregistrer.
Les exploitations qui ont un commis comptable, sont les seules généralement qui cherchent, si cela est possible, à déterminer le prix de revient des produits agricules tels que, par exemple, 100 kilogr. de betterave ou un hectolitre de blé.