CHAPITRE X
EPiËRRAiJi-: URS i:i]A:iips.
La faux , la sape et k faucheuse mécauique hg peuvent agir rez de terre, quaud k surface de« champs est couverte de pierrefi uu peu volumineuses.
Les terres calcaires, les sols schisteux et les terres volcaniques renferment souvent lieaucoup de pieires plus ou moins volumiuenses.
C'est dans k but de pouvoir faucher le plus près possible de la couche arable qu'on opère pendant Thiver ou au commencement du printemps des épien-ements snr les champs oocupéa par des cémles ou des prairie artificielles : trèfle^ luzerne ou sainfoin.
Les femmes et les enfants, charges de ramasser ^^pwrreji situées sur la couche arabk^ ont chacun un panier muui d'une anse. Les pierres ainsi ramassées sont versées dans des bronettes qui servent à les réunir ensuite, ça et là, en tas réguliers et bien alignés, à la suite les uns des antres. Ou les enlève au moyen d*mi tombereau , quand le tempa est beau, soit en février ou mars, soit après la fenaison ou la moisson.
Ces pierres j suivant leur nature et leur grosseur, sont TfiJidnes pour être utilisées sur les routes départementales ou communales, où elles servent à Tentretien des chemina qui sillonnent le domaine.
Il n'cBt jms inutile de rappeler ici que les roulages opérés sur les œréales en végétation, pendant les mois de mars et avril , font souvent pénétrer une partie des pierres dans la couolic arable.
Les èp ferrements doivent être faits par un temps sec.
Quoi qu'il en soit, on ne doit enlever que les pierres qui pcuvont ^éner la marche régulière des instruments et des machiner agricoles. Les petites pierres ne nuisent jamais k la Têgëtation des plantes utiles. Il existe des terrains où ces pierres leur sont très favorables, en ce qu'elles s'opposent à révaporatiion de l'humidité. La plaine de la Crau, en Provence, est couverte de cailloux et c'est à l'ombre de ces pierres que les plantes végètent pendant l'hiver et le printemps. Cela est si vi'ai, que les bêtes à laine qui parcourent cette vaste plaine, déplacent avec leur museau les pierres pour bi'outcr les plantes qui croissent sous l'influence de l'humidité qu'ellps fixent dans la couche arable.
Les cailloux, en général, sont très utiles quand ils sont (le petite dimension et lorsqu'ils couvrent des terres légères, Hiiblonneuses, crayeuses et volcaniques.
En n^sumé, il est très important de ne pas épierrer à fond les sols siliceux, graveleux et calcaires, si ces terrains ne Bunt pas fertiles. Si on enlevait chaque année toutes les pierres , petites ou grosses, qui sont à la surface de la couche arable, hi terre perdrait de sa fécondité et l'évaporation de l'humidité qu'elle contient aurait lieu plus promptement pendant ïe printemps et surtout durant l'été.
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CHAPITKE XL
EFFANAGE ET ÊCIMAGE.
A. — ïjeffanage ou épamprage est l'opération qui consiste à retrancher avec la faucille et très accidentellement, au moyen de la faux, la sommité des feuilles du froment ou de l'avoine, quand ces céréales sont trop vigoureuses et qu'elles sont exposées à verser. Par cette opération qu'on répète quelquefois deux fois sur les mêmes endroits, on empêche la sève de s'élever aussi rapidement.
L'effanage se fait en mars, avril ou mai, bien avant l'épiaison. On l'exécute souvent sur les places où les fumiers ont longtemps séjourné ou sur les champs où ces engrais ont été appliqués dans une trop forte proportion.
Il est très important d'agir avant que les tiges soient très apparentes. On doit cesser si on craint d'en couper ou d'en coucher en marchant. Cette opération est très facile dans les champs où les terres ont été labourées en petits ou gros billons.
La faucille est l'instrument qui convient le mieux pour cette opération. La production herbacée qu'on enlève au froment ou à l'avoine est donnée aux vaches , aux brebis laitières ou aux agneau?.
Les effanures ou èpamprures peuvent être données comme fourrage vert aux bêtes bovines ou aux bêtes ovines.
On peut aussi faire èpamprer les blés trop vigoureux par des bêtes à laine ; mais cette opération exige que ces animaux soient confiés à un berger très intelligent et qu'ils soient
sans cesse en mouvement sur le champ qu'on veut effaner, afin qu'ils ne mangent que les extrémités des feuilles.
B. — ïjècimage ou étêtage est l'opération par laquelle on supprime les parties terminales des plantes.
Dans la culture du Tndis, après la fécondation des épis femelles, on enlève souvent toutes les panicules terminales qui portent les fleurs mâles.
Par cette opération on fait refluer la sève vers les épis qui ont été fécondés et on rend leur maturité plus parfaite et plus hâtive.
On étête aussi la carder e ou chardon à foulon lorsque la tige principale a atteint 0™,75 à 1 mètre de hauteur. Par cette opération, on facilite le développement des têtes qui apparaissent au sommet des tiges secondaires qui ont pris naissance à l'insertion des feuilles.
On pince l'extrémité de la tige de la fève de marais dans le but de la rendre plus productive et d'empêcher les puceraux qui l'attaquent de se propager avec une grande facilité.
On étête aussi le cotonnier herbacé pour le faire ramifier et le rendre plus florifère.
Enfin, on pince ou on éfêie une ou deux fois la tomate pendant le cours de sa végétation. Cette opération favorise et la fécondation des fleurs et le développement et la maturité des fruits.
C. — Quand le mois de septembre cet froid et pluvieux dans les plaines du Languedoc et du Piémont, on e feuille les tiges du maïs dans le but de rendre plus active l'infiuence du soleil sur les tiges et sur les épis.