ACCOUCHEMENT DU SIÈGE
Accommodation au détroit supérieur.
Descente dans le bassin osseux. Engagement.
Accommodation au détroit inférieur.
Accommodation au détroit supérieur.
Progression dans le bassin mou. Dégagement.
Descente dans le bassin osseux. Engagement.
Accommodation au détroit intérieur.
Progression dans le bassin mou. Dégagement.
Accommodation au détroit supérieur.
Descente dans le bassin osseux. Engagement.
Accommodation au détroit inférieur.
Progression dans le bassin mou. Dégagement.
PUECH ET LEQUEUX.
Quand l'extrémité céphalique se présente la première, il y a d'abord mécanisme associé (tête et épaules) ; puis mécanisme dissocié (siège). Quand c'est l'extrémité pelvienne, il y a d'abord mécanisme dissocié (siège) ; puis mécanisme associé (épaules et tête).
Cette classification en dix temps du mécanisme de l'accouchement diffère des classifications adoptées. En France, on décrit six temps, ainsi que l'enseignait Tarnier : le foetus est divisé en deux segments, la tête et le tronc, exécutant pour franchir la filière pelvi-génitale chacun quatre temps, dont deux associés.
Dubrisay et Jeannin réduisent les temps de l'accouchement pour chaque partie fœtale à trois : 1° engagement ; 2° descente; 3° dégagement. Wallich ne considère également que trois temps; 1° l'engagement; 2° la rotation; 3° le dégagement.
Au cas de présentation de l'extrémité céphalique, lorsque la tête et les épaules sont dégagées, la sortie du reste du tronc s'effectue si rapidement que les mouvements accomplis par le siège dans son parcours à travers le canal pelvi-génital sont peu appréciables, et qu'en pratique on peut confondre en un seul segment, le tronc, les deux segments constitués par les épaules et le siège. Il n'en est pas de même quand se présente l'extrémité pelvienne : la sortie du siège et la sortie des épaules constituent deux actes bien distincts. Après le dégagement du siège, l'expulsion du tronc n'est pas terminée ; il faut encore que les épaules descendent du détroit supérieur à l'orifice vulvaire. C'est méconnaître l'importance de cette évolution des épaules que la décrire avec le dernier temps accompli par le siège pour se dégager.
Nous verrons plus loin comment, pour chaque présentation, se font les divers temps de l'accouchement.
6° Phénomènes plastiques. — Sous ce nom, on décrit les déformations subies par le fœtus dans son passage à travers la filière pelvi-génitale. — De ces déformations, les unes modifient la forme et le volume des parties fœtales ; Tarnier et Chantreuil les appellent déformations intrinsèques. Les autres sont dues à une infiltration œdémateuse des téguments qui recouvrent la présentation, à la bosse séro-sanguine.
A. Des déformations intrinsèques. — Connues des anciens accoucheurs, ces déformations ont été plus près de nous l'objet de nombreux travaux de la part de Budin, de Labat, de Bar, de Bonnaire en France, de Stadfeldt, de Dohrn, de R. Barnes, de Schrœder, d'Olshausen, de Perlis, de Kûneke à l'étranger.
Elles portent sur la tête et sur le tronc, et varient avec le mode suivant lequel le fœtus franchit la filière pelvi-génitale. En étudiant l'accouchement dans les diverses présentations, nous décrirons les déformations propres à chacune d'elles. Nous n'avons actuellement en vue que les conditions dans lesquelles se produisent ces changements de forme et de volume.
La constitution anatomique des parties, en les rendant plus ou moins mal-