‹ La pratique de l'art des accouchementsChapitre 190 sur 492 · DYSTOCIE DE LA TÊTE DERNIÈRE · texte numérisé non relu

DYSTOCIE DE LA TÊTE DERNIÈRE

Underhill a conseillé d'introduire toute la main dans le vagin pour tirer avec le bout des doigts appliqués sur les crêtes iliaques. Outre que la prise fournie par ces dernières est peu solide, l'introduction profonde de la main rencontre des difficultés et a comme inconvénient de faire remonter le siège qui est à la vulve.

Mentionnons encore deux procédés manuels destinés à favoriser la sortie de l'extrémité pelvienne arrêtée sur le plancher périnéal : la manœuvre de Ritgen, qui consiste à repousser le siège du fœtus vers l'orifice vulvaire avec deux doigts introduits profondément dans l'anus de la mère et agissant à travers la cloison recto-vaginale ; la manœuvre bi-rectale de Bitot, dans laquelle un ou deux doigts sont introduits dans le rectum de la mère comme dans la manœuvre de Ritgen, en même temps qu'un doigt de l'autre main est placé dans l'anus de l'enfant et cherche à attirer le siège. Elles doivent être l'une et l'autre absolument délaissées, en raison des risques auxquels elles exposent, la première, le rectum de la mère, la seconde, le rectum de la mère et celui de l'enfant.

Cranioclasie. — Si l'enfant est mort, quel que soit le niveau de la filière où il se trouve arrêté, on se servira avec avantage pour l'extraire du cranioclaste (Bar), du basiotribe (Ribemont-Dessaignes). La branche pleine du cranioclaste est introduite dans le rectum, la branche creuse est placée sur le sacrum, la prise est solide et ne risque pas de déraper.

b. Dystocie des épaules. — Lorsque, pour une raison quelconque, le siège a dû être abaissé, il reste à extraire le tronc (voy. t. II, p. 597).

On procédera comme il a été dit à propos de la grande extraction.

Si quelque dystocie survenait au cours de l'accouchement des épaules, on devrait en chercher la cause et y parer. Cette étude sera faite au chapitre de la version (voy. Version).

c. Dystocie de la tête dernière. — La dystocie, créée par le passage de la tête dernière à travers la fdière pelvienne, peut tenir à l'étroitesse de cette dernière, à la mauvaise orientation de la tête, ou à la rigidité des parties molles. A chacune de ces causes répond une thérapeutique spéciale : manœuvre de Champetier ou ses dérivés, dans les rétrécissements pelviens; manœuvre de Mme Lachapelle ou ses dérivés, dans les mauvaises orientations de la tête; application de forceps, incisions du col, etc., dans la dystocie des parties molles; embryotomie dans les cas désespérés et lorsque le fœtus a succombé.

Nous ne faisons qu'indiquer ici ces méthodes, renvoyant le lecteur au chapitre des opérations obstétricales.

En terminant, rappelons que les grosses dystocies sont le plus souvent créées par l'accoucheur, dont l'intervention maladroite ou intempestive déplace les parties fœtales ou sollicite la rétraction utérine. N'intervenir qu'à la dilatation complète et intervenir le moins possible, tel doit être le principe directeur de la conduite à tenir dans la présentation du siège.

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