‹ La pratique de l'art des accouchementsChapitre 202 sur 492 · GROSSESSE ET ACCOUCHEMENT GÉMELLAIRES · texte numérisé non relu

GROSSESSE ET ACCOUCHEMENT GÉMELLAIRES

Pour réaliser la protection et la dessiccation rapide du cordon, on s'est adressé : au pansement collodionné (Porak), au pansement plâtré (Kusmin), aux poudres, telles que le sous-nitrate de bismuth, le talc, l'alun, le tannin, le dermatol (Schrader), l'acide borique pulvérisé ( Windmuller), le charbon de paille ( Wainstein), l'amidon salicylé (Czerwenka). Lwow vante beaucoup l'action siccative de la glycérine, dont il imbibe légèrement le coton destiné à recouvrir hermétiquement le moignon ombilical ; Schliep, les badigeonnages avec une solution à 2 p. 100 de nitrate d'argent, répétés deux fois par jour ; on a aussi recommandé le pansement à l'alcool absolu.

La plupart des accoucheurs, et nous sommes de ceux-là, se contentent du pansement suivant : on entoure le moignon funiculaire attouché avec la teinture d'iode fraîche avec un petit carré d'ouate aseptique et bien sèche ; et, le cordon ainsi pansé, on le relève en haut pour éviter les souillures dues à l'urine et aux matières fécales, en le maintenant appliqué sur l'abdomen, soit à l'aide d'une bande de gaze, soit à l'aide du maillot. On touche le moins possible à la ouate qu'on ne change que lorsqu'il est nécessaire.

On évitera de donner des bains à l'enfant avant que la cicatrisation de l'ombilic soit définitive.

Après l'accouchement proprement dit, l'évacuation définitive de l'utérus se complète par l'expulsion de la portion extra-fœtale de l'oeuf, placenta et membranes, dont l'ensemble constitue l'arrière-faix ou délivre. C'est à ce temps spécial, toujours distinct, dans l'accouchement normal, de l'expulsion de l'enfant, qu'on donne le nom de délivrance. La délivrance sera étudiée à part.

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