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RÉTENTION DU DÉLIVRE

Il y a rétention du délivre lorsque celui-ci reste dans la cavité utérine, en totalité ou en partie.

La rétention est totale lorsque, deux ou trois heures après la sortie du délivre, le placenta n'a pas été expulsé dans le vagin. Il reste alors emprisonné dans l'utérus. Cet accident a été étudié plus haut (voy. plus haut Contractions exagérées.

La rétention est partielle lorsque, le délivre étant expulsé ou extrait, il reste dans la cavité utérine des fragments de placenta ou des lambeaux de membranes. Nous étudierons séparément les rétentions cotylédonnaires et les rétentions membraneuses, bien que dans certains cas elles puissent coexister.

1° Rétention de cotylédons placentaires. — Elle résulte d'une déchirure du placenta qui sépare un ou plusieurs cotylédons de la masse principale. Ces cotylédons restent adhérents dans l'utérus après l'expulsion du délivre.

Causes. — La cause principale est l'expulsion ou l'extraction trop rapide du placenta alors que son décollement est incomplet. Elle peut survenir spontanément lorsque l'utérus se contracte trop énergiquement. Elle se produit surtout lorsqu'on intervient trop tôt pour extraire le délivre. Les tractions prématurées sur le cordon, l'expression hâtive de Crédé sont des causes fréquentes de rétention. Certaines particularités la favorisent singulièrement ; tels sont l'enchatonnement du placenta, les adhérences anormales, les fibromes de l'utérus lorsque le placenta s'insère sur la tumeur. Les cotylédons accessoires, plus ou moins isolés du disque placentaire, sont spécialement exposés à être retenus, car ils se décollent plus difficilement.

Signes et accidents. — La rétention des cotylédons s'accompagne de tranchées utérines plus ou moins violentes, indice des efforts que fait l'utérus pour se vider de son contenu. Au palper, l'utérus est volumineux ; sa forme est globuleuse. Au toucher, le col est largement perméable au doigt et reste per-

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