MACÉ ET CH1R1É
mandeur), des phosphates en quantités sensiblement normales (le rapport de l'acide phosphorique exprimé en P2Ob par vingt-quatre heures est supérieur au chiffre normal : d'où légère déminéralisation en additionnant la perte de phosphates par le lait et les urines), de l'urée (diminution du rapport azoturique). Dans la grande majorité des cas, la nourrice dont l'ovulation a reparu (comme le montre le retour des couches) ne voit plus ses règles. Il en résulte une sorte d'intoxication particulière qui peut expliquer certains troubles, du système nerveux en particulier, et l'on sait que les troubles psychiques qui ne cèdent pas avec le retour de couches (Marcé), doivent être considérés comme d'un pronostic grave.
L'action des autres glandes à sécrétion interne est encore mal connue : la médication thyroïdienne serait excitante (Hertoghe),la thyroïdectomie rendrait la sécrétion lactée défectueuse (Moussu, Lortat- Jacob), la conservation des parathyroïdes l'augmente et la prolonge.
Expérimentalement, l'animal en lactation est plus sensible à l'action de certains microbes (bacille pyocyanique, pneumocoque, bacille de Koch : Vitry). Cliniquement, il est difficile de donner des formules précises; cependant, l'on admet que la résistance de l'organisme est moindre vis-à-vis des maladies infectieuses (Hutinel), de l'infection puerpérale, de la pneumonie, du paludisme, de la diphtérie (Vitry).
En ce qui concerne la tuberculose, la lactation, d'après tous les auteurs, semble en favoriser l'apparition chez les sujets prédisposés et en accélérer la marche chez les sujets déjà atteints, même légèrement. Aussi, dans nombre de cas, il sera sage de ne pas permettre l'allaitement (voir Indications ou contre-indications de V allaitement) .
Hygiène de la nourrice. — Les règles d'hygiène qui doivent servir de guide au médecin sont les suivantes : 1° éviter tout ce qui peut altérer la qualité ou la quantité de lait; 2° ménager les forces de la mère, afin d'assurer un allaitement suffisamment prolongé.
Alimentation de la nourrice. — La femme qui nourrit doit boire et manger un peu plus qu'à l'état normal. Sa ration alimentaire est représentée d'après Fôrster par les chiffres suivants :
On défendra certains aliments : l'ail, l'asperge, les artichauts (qui peuvent donner au lait un goût désagréable), les choux; certaines boissons : le vin pur en excès (l'alcool a pu, dans certains cas, déterminer des convulsions chez l'enfant: Charpentier, Toulouse, Combe, Vallin, etc.), le café. Dans les repas, on fera une part importante aux féculents (pommes déterre, lentilles, pois, marrons, etc.); les légumes verts, les fruits seront utilisés avec discrétion. Comme boisson, la femme qui allaite aura avantage à user du lait ; elle pourra prendre aussi de l'eau légèrement additionnée de vin, de la bière non alcoolisée : cette dernière
Femme adulte Nourrice, normale.
Albumine
Graisse
Hydrates de carbone
85 à 90 gr. 150 à 160 gr.