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LES SOURCES DE L'INFECTION PUERPÉRALE

le Micrococcus fœtidus, le B. radiiformis, le B. theto'ides, le B. nebulosus, le Staphylococcus parvulus, le Streptococcus tenuis, que l'on trouve, à l'état isolé et bien plus souvent en association, dans les infections putrides : putréfaction du liquide amniotique, fétidité des lochies, rétention putride du placenta, gangrène utérine, etc. Les anaérobies donnent lieu ordinairement à des infections locales ; toutefois, ils sont capables de déterminer des infections généralisées, dans lesquelles tous les organes, le sang y compris, deviennent spumeux (Demelin et Létienne, Wendeler, Ernst, Schnell, Dobbin, etc.). Bar et Belloy, Westenhofîer les ont vu produire des lésions d'hépatite gazeuse

B. — Origines des germes; les sources de l'infection puerpérale.

Les agents microbiens qui vont déterminer une infection puerpérale peuvent provenir de deux sources différentes :

a) Ils ont été apportés de l'extérieur, et l'infection est dite hétérogène ;

p) Ils existaient d'avance en un point quelconque de l'organisme de la femme, et il s'agit alors d'une infection autogène.

,4. Infection d'origine hétérogène. — L'infection d'origine hétérogène, V hétéro-infection, est de beaucoup la plus fréquente et la plus importante.

1° Les modes de contage sont multiples : le premier est représenté par le toucher vaginal, surtout le toucher pratiqué par de multiples personnes, ce qui diminue l'assurance d'une asepsie parfaite ; on peut dire que les risques d'infection chez une nouvelle accouchée sont en rapport direct du nombre des touchers qu'elle aura subis, aussi bien pendant le travail (surtout à partir du moment où les membranes sont rompues) que pendant et après la délivrance, et même pendant les suites de couches.

Puis viennent toutes les opération? obstétricales, qui, depuis la simple application de forceps jusqu'aux embryotomies laborieuses et la délivrance artificielle, peuvent être cause d'infection. Schmiedlechner (1909), comparant les ■suites de couches des femmes accouchées spontanément ou grâce à une intervention, trouve que la morbidité est, dans le premier cas, de 0,27 p. 100, dans le second, de 13 p. 100, et la mortalité, de 0,06 p. 100 dans le premier cas, et de 0,86 p. 100 dans le second. Toutes les interventions ne sont pas également dangereuses, et Fehling (1903) a montré que la morbidité, qui s'élève à 47 p. 100 après la délivrance artificielle, n'est que de 13 p. 100 après le forceps, et de 12 p. 100 après la version. Les contusions, les plaies qui résultent de ces interventions, le risque répété du transport dans l'utérus de germes contenus dans le vagin, l'exaltation de virulence des agents microbiens par leur culture dans le sang extravasé retenu dans l'utérus, expliquent le rôle des interventions, surtout de celles qui sont multiples, prolongées et mal réglées, alors même que les mains de l'opérateur semblent aseptiques. Il en est à plus forte raison ainsi quand le chirurgien n'est pas assuré de l'asepsie de ses mains ou de ses instruments. .

Les injections vaginales sont dangereuses si la canule, le tuyau de caoutchouc et le récipient n'ont pas été stérilisés ; de même, le liquide injecté doit

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