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LES INFECTIONS VULVO-VAGINALES

Escarres vulvo-vaginales. — L'infection vulvo-vaginale coïncide habibituellement avec l'infection utérine ; assez souvent, elle existe à l'état isolé, constituant à elle seule toute la maladie. C'est ce dernier cas que nous envisagerons ici.

Les plaies produites lors de l'accouchement, principalement chez les primipares et lorsque le travail s'est terminé par quelque laborieuse intervention, et qui siègent au niveau du périnée et de l'orifice vulvaire, au lieu d'être rosées, deviennent grisâtres et sanieuses. Elles se recouvrent d'une fausse membrane très friable ; tout autour existe un œdème plus ou moins marqué. Cet état local persiste pendant quelques jours, durant lesquels les lochies sont un peu sales et souvent fétides; la température oscille entre 37° et 38°, 5, mais le pouls est peu fréquent, et l'état général n'est pas modifié. Le palper montre que l'utérus n'est ni gros ni anormalement sensible, tandis que le toucher, très douloureux au niveau de la vulve et à l'entrée du vagin, permet de constater la régression normale du col. Puis, vers le sixième ou le huitième jour, les plaies deviennent bourgeonnantes et rosées, et tout rentre dans l'ordre. Le seul danger de ces escarres réside dans la possiblité de l'infection ascendante vers l'utérus ; aussi ne doit-on pas les négliger.

Traitement. — La femme étant isolée comme toute autre puerpérale malade, les escarres seront détergées matin et soir, à l'aide d'un tampon d'ouate hydrophile imbibé d'eau oxygénée pure, pour être ensuite touchées à la teinture d'iode. On aura soin de placer un petit tampon à la gaze peroxydée entre les lèvres de la plaie, de façon à les isoler l'une de l'autre. De même, on obtiendra souvent de bons résultats en saupoudrant toute la région malade avec une poudre peroxydée (peroxyde de zinc, perborate de soude, etc.).

S'il y a eu périnéorraphie, il convient de faire sauter les points d'ailleurs très compromis pour mettre la plaie périnéale bien à nu, quitte à la réparer secondairement. On pansera de la même façon le vagin, en s'aidant de valves de Sims. Quelques accoucheurs multiplient les injections vaginales. Celles-ci ne sont indiquées que dans les cas où il y a des lochies fétides, où on a des raisons de croire à une infection du vagin. Multipliées et faites avec des liquides irritants, elles ont souvent pour effet de léser la muqueuse vaginale. On les fera de préférence avec une solution de permanganate de potasse à 1 gramme p. 1000 ou avec de l'eau oxygénée réduite à 5 volumes. Toute manœuvre intra-utérine n'aurait d'autre résultat que de propager l'infection à l'endomètre.

On a, également, tenté de favoriser le bourgeonnement des plaies par des applications locales de sérum leucocytogène de R. Petit.

Un excellent mode de traitement, préconisé par Brindeau, puis par Jeannin,

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