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PÉRITONITE A KYSTES PURULENTS MULTIPLES

fréquente : on compte de 40 à 60 inspirations par minute. En pratiquant le toucher, onréveillc dola douleur en appuyant au niveau du cul-de-sac postérieur, ou en essayant de déplacer l'utérus qui est moins mobile qu'à l'état normal.

Les signes généraux sont très marqués ; la température décrit de légères •oscillations entre 39° et 41°. Le pouls dépasse 120 pulsations; de plein et résistant il devient mou et dêpressible; les urines sont rares et foncées, fréquemment albumineuses. A la phase ultime, les symptômes semblent s'amender : les vomissements et la douleur disparaissent, la température revient à la normale ; mais le pouls, de plus en plus fréquent et misérable, est finalement incomptable ; les extrémités se refroidissent, la voix se casse ; la malade, dont l'intelligence était, jusqu'à ces dernières heures, restée intacte, est prise de délire calme, elle se croit guérie; puis le coma survient, et elle meurt en hypothermie.

La durée de cette forme est habituellement de six à huit jours.

b. Anatomie pathologique. — Dans la péritonite purulente, on trouve, à l'ouverture de la cavité abdominale, les intestins distendus par les gaz et fortement congestionnés. Leur revêtement séreux n'a plus son aspect brillant ; il est recouvert d'un enduit visqueux agglutinant entre elles les anses grêles. Le paquet intestinal baigne dans de la sérosité purulente, dont la quantité peut atteindre plusieurs litres. Ce liquide, qui remplit tout l'abdomen, est séreux, séropurulent ou franchement purulent, pouvant rappeler l'aspect du lait. Il charrie des fausses membranes fibrineuses qui s'accolent aux viscères, principalement au niveau de la face postérieure de l'utérus, formant de véritables gangues aux annexes ainsi qu'à la rate. Les anses intestinales agglutinées circonscrivent parfois des abcès enkystés intrapéritonéaux. Assez fréquemment, l'autopsie révèle l'existence d'une pleurésie purulente dont l'étiologie s'explique par les communications lymphatiques interdiaphragmatiques. Le rapport de la pleurésie à la péritonite serait de 1 à 7 suivant Tonnelé, de 1 à 9 d'après Jacquemier, de 1 à 3 pour Voillemier.

3° Péritonite généralisée subaiguë. — a. Clinique. — Cette variété qu'il faut bien connaître, car elle est loin d'être rare, peut rester méconnue pendant plusieurs jours. Aux signes habituels d'infection utérine s'ajoute une douleur plus ou moins prononcée, coïncidant avec un météorisme assez peu marqué. Les vomissements sont rares et tardifs, la température oscille entre 39° et 40°. Peu à peu l'état général s'altère; le ballonnement du ventre et la constipation opiniâtre font penser à de l'obstruction intestinale ; au bout de dix. à douze jours, pendant lesquels on peut observer des périodes d'accalmie, la femme succombe en hypothermie.

Il existe même, et cette éventualité n'est pas exceptionnelle, une véritable forme silencieuse, dans laquelle tout signe local fait défaut: il n'y a ni douleur, ni ballonnement du ventre, ni vomissements, ni température; le diagnostic de péritonite n'est alors qu'une trouvaille d'autopsie.

b. Anatomie pathologique. — Les lésions sont les mêmes que dans la forme précédente, la quantité du pus étant, cependant, moindre en général.

4° Péritonite à kystes purulents multiples. — Dans des cas assez rares, puisque Jeannin n'en relève que 10 sur 82 observations, la cavité péritonéale est divisée

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