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DÉTERMINATIONS MÉTASTATIQUES AU COURS DE LA PYOHÉMIE

faible, irrégulier, le cœur faisant des faux pas. La mort subite peut en être la conséquence, alors même que la malade est en convalescence.

La péricardite, exceptionnelle, peut compliquer une pleurésie ou une péritonite. Ce n'est habituellement qu'une trouvaille d'autopsie.

Les phlébites ne sont pas rares ; elles peuvent s'observer au niveau des membres inférieurs, et parfois cette métastase semble mettre fin à la marche de V infection. Très fréquemment, elles occupent les veines du ligament large et sont capables de se propager aux veines utéro-ovariennes, à l'hypogastrique et même à la veine cave inférieure. Lombardini (1895) reconnaît à la phlébite delà veine cave trois degrés : si le tiers inférieur est seul oblitéré, il y a œdème des deux membres inférieurs et de la paroi abdominale, et circulation collatérale entre la racine des cuisses et les espaces intercostaux; si le tiers moyen est pris, il y a, outre ces signes, des symptômes rénaux très accentués : douleurs lombaires, diminution des urines, flots d'albumine ; si le tiers supérieur est envahi, à ce syndrome s'ajoutent les signes hépatiques : douleurs dans la région du foie, ictère. Dans tous ces cas, le pronostic est extrêmement sombre.

B. Appareil respiratoire. — La congestion pulmonaire est banale et setraduit par de la toux, un peu de dyspnée, et des râles au niveau des bases.

Les embolies pulmonaires sont fréquentes, se détachant d'un caillot d'une veine thrombosée de l'utérus, du paramétrium ou des membres inférieurs ; l'embolus produit des effets variables suivant son volume.

a. En cas de grosse embolie, le tableau clinique est celui de la mort subite : au moment où la malade s'asseoit sur son lit ou se lève, elle ressent une douleur dans le thorax, en même temps que l'air lui manque ; en quelques secondes, il y a orthopnée, cyanose périphérique, disparition du pouls, et la femme succcombe.

b. En cas d'embolie moyenne, l'hématose n'est pas si brusquement supprimée ; cependant la dyspnée, apparue subitement, est très violente, la face cyanosée, le pouls rapide et irrégulier ; la malade, assise sur son lit, est angoissée, elle demande de l'air ; au bout d'une demi-heure à une heure/la mort survient par asphyxie.

c. En cas de petite embolie, ce n'est plus par son volume que l'embolus agit. L'apparition en est signalée par un point de côté violent, empêchant tout mouvement respiratoire, profond, rendant la toux pénible ; la douleur se propage souvent dans le bras, s'accompagnant d'une élévation thermique précédée parfois d'un frisson. La toux, douloureuse, amène l'expulsion de crachats striés de sang, puis franchement sanglants ; il existe, en outre, de la dyspnée. L'auscultation décèle en un point limité du poumon, au voisinage des bases, une zone de fins râles sous-crépitants coïncidant avec un peu de submatité ; parfois, il existe un léger souffle. Ces signes stéthoscopiques, essentiellement mobiles, se déplacent d'un jour à l'autre : c'est que, bien souvent, il y a eu une véritable petite pluie d'embolus, soit en une fois, soit se répétant pendant plusieurs jours. Chaque foyer peut se résorber complètement ou passer à l'état fibreux ; dans d'autres cas, ils suppurent, donnant naissance à une bronchopneumonie plus ou moins étendue, ou même à un abcès du poumon, qui se videra

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