‹ La pratique de l'art des accouchementsChapitre 331 sur 492 · APPAREIL GÉNITAL ET PY0IIÉM1E · texte numérisé non relu

APPAREIL GÉNITAL ET PY0IIÉM1E

pas, le pus se fait jour à l'extérieur. L'arthrotomie n'amènera qu'exceptionnellement la guérison.

G. Peau et tissu cellulaire sous-cutané. — Les érythèmes infectieux, qu'il faut distinguer des érythèmes toxiques, consécutifs par exemple à l'emploi du sublimé, étaient fréquemment observés par les anciens auteurs et décrits sous des noms variés : fièvre miliaire des accouchées (Gastcllier), fausse scarlatine (Helm), porphyra (Retzius). Ils revêtent habituellement l'aspect de la scarlatine, avec laquelle on les a longtemps confondus (B. Hicks, Farre, Legendre). Guéniot les en isole sous le nom de scarlatinoïdes puerpérales. L'exanthème apparaît du troisième au sixième jour, sous forme de larges plaques rouges au niveau des cuisses, du tronc et de l'abdomen, et se généralise rapidement ; fugace, mais récidivant à plusieurs reprises, il se termine sans desquamation. Il ne s'accompagne pas d'angine. La roséole rubéolique est plus rare ; elle consiste en petites taches irrégulières, parfois confluentes, n'atteignant la face que rarement. Dans d'autres cas, l'érythème est polymorphe, et chez une même malade on observe des papules, des vésicules et des bulles. Il peut enfin y avoir des sudamina et du purpura.

La gangrène s'observait jadis assez fréquemment au niveau des organes génitaux (Boivin et Dugès, Moreau, Charrier, Béhier, etc.) ; on peut la rencontrer encore actuellement, mais rarement, au niveau du sacrum et des fesses, affectant l'allure classique du decubitus acutus. Au cours de ces dernières années, différents auteurs ont publié des cas de gangrène des extrémités inférieures, entre autres Fischer, Winckel, Burckhardt, Muller, Bégouin et Andérodias, Wormser. Dans la plupart des cas, les accidents sont consécutifs à une endocardite : d'une végétation s'est détaché l'embolus capable d'obstruer, suivant son volume, une artère de la jambe ou de la cuisse. L'amputation, aussi rapide que possible, a donné quelques succès.

Les abcès multiples peuvent se développer en tous les points du corps, spécialement au niveau des régions exposées aux frottements et aux traumatismes : les bras, les fesses, les membres inférieurs ; ils ont également comme point de départ les piqûres par injections médicamenteuses (de sérum, caféine, etc.). Se formant très rapidement, ils évoluent sans grande douleur, et contiennent parfois d'énormes quantités de pus. Les suppurations multiples, qu'on traitera chirurgie alement, épuisent les malades qui succombent dans l'hecticité. Parfois, ces abcès surviennent au déclin de l'infection qu'ils semblent fixer, et la guérison s'ensuit ; aussi, leur a-t-on jadis prêté la valeur d'un véritable phénomène critique : c'est ainsi que Ducret et Castelnau, Charrier, Blain, Staer considéraient leur apparition comme de pronostic favorable.

Anatomie pathologique. — A l'autopsie des femmes mortes de pyohémie, ou trouve habituellement des lésions multiples, les embolies parties de l'utérus ayant pu gagner certains organes et les germes charriés par le sang ayant été capables de léser un point quelconque de l'organisme.

Appareil génital. — a. Utérus. — Les lésions que l'on y trouve sont les mêmes que celles déjà décrites à propos de la phlébite simple (voy. p. 610), mais

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