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DIAGNOSTIC DE LA NATURE BACTÉRIOLOGIQUE DE L'INFECTION

Il est toujours intéressant, et parfois même utile, au point de vue du traitement, de connaître la nature bactériologique de l'infection. On y parvient à l'aide des procédés de laboratoire, et, en une certaine mesure, grâce à l'examen clinique.

La recherche des germes pathogènes doit être faite dans les lochies, et dans le sang.

A. — Examen bactériologique des lochies.

La technique en a été fixée par Dôderlein, Krônig et Menge, Wardsworth et par Jeannin qui l'a étudiée tout particulièrement (1902). Pour prélever des lochies, la femme étant mise en situation obstétricale, la vulve et le vagin soigneusement désinfectés à l'eau chaude et au savon, on place une valve sur le périnée et une pince de Museux sur la lèvre antérieure du col que l'on abaisse à la vulve. Un tube de verre, préalablement stérilisé, long de 6 à 10 centimètres, est introduit dans l'orifice cervical ; par ce tube, on conduit jusque dans le fond de la cavité utérine une longue et forte pipette munie à son extrémité extérieure d'un tube de caoutchouc ; on aspire plusieurs centimètres cubes de liquide utérin, dont on étalera quelques gouttes sur des lames, pour ensemencer le reste, dans le plus bref délai. Les lames seront colorées à la fuchsine de Ziehl, à la thionine, au violet de gentiane; les ensemencements pratiqués systématiquement en milieux aérobies (bouillon peptoné, agar, gélatine, sérum) et anaérobies (gélose glucosée de Veillon en tubes de Liborius) ; on examinera les cultures au bout de douze, vingt-quatre, trente-six, quarante-huit heures, puis après deux, trois et cinq jours pour quelques anaérobies à développement tardif .

Parfois, ces examens ne déclarent que la présence d'un seul germe dans l'utérus : streptocoque, bacterium coli, ou gonocoque. Beaucoup plus habituellement, on rencontrera plusieurs espèces microbiennes : c'est ainsi que, sur 18 cas, Jeannin a trouvé, 1 fois seulement, un seul germe, tandis que, 7 fois, il y en avait quatre différents, puis six, sept et même onze. De même, sur 48 cas, Mouchotte ne compte que 4 infections monomicrobiennes des lochies, contre 43 infections polymicrobiennes.

Dans ces cas, les espèces microbiennes sont très diversement groupées : il

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