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EXAMEN CYTOLOGTQUE DU SANG

a. On trouve des microbes dans le sang. — En pareil cas, le pronostic est habituellement fatal. Ceci n'est pourtant pas une règle absolue : c'est ainsi que Lenhartz, en 1903, put noter 4 guérisons sur 12 cas de bactériémie. Ce fait prouve nettement qu'il existe des bactériémies légères, transitoires, qui ne se confirmeraient pas, si l'on répétait les examens chaque jour.

Le nombre des colonies trouvées semble avoir beaucoup d'importance : c'est ainsi que, dans la septicémie aiguë, Fabre a pu compter, par la méthode du Blutagar (voy. p. 637), 500 à 600 colonies streptococciques par centimètre cube ! le nombre des colonies augmente au fur et à mesure que l'on approche de la mort. Par contre, dans la forme pyohémique, les colonies sont peu nombreuses, et ce n'est que peu à peu que leur nombre augmente, silamaladedoitsuccomber.

b. On ne trouve pas de microbes dans le sang. — En pareil cas, la plupart des malades guérissent. Mais, là encore, il ne s'agit pas d'une règle absolue : tout d'abord, la malade peut succomber à une localisation telle qu'une péritonite, un broncho-pneumonie, qui ne s'accompagnepasnécessairementde bactériémie. En second lieu, il est des cas où le sang redevient stérile après avoir été infecté, alors même que la mort est très proche. Enfin, il existe une forme toxinhémique de l'infection puerpérale, dans laquelle le streptocoque, extraordinairement virulent, tue la femme par les toxines qu'il déverse dans la circulation, sans quitter la zone génitale.

En résumé, V examen bactériologique du sang possède une valeur pronostique très grande, mais non absolue.

8° Examen cytologique du sang. — Les travaux d'Ascoli, Hibbard et White, Mannicini, Stiénon, Vild, Zangemeister et Wagner, Carton, Exchaquet, etc., nous ont montré le parti que l'on pouvait tirer de l'examen hématologique au point de vue du pronostic des infections puerpérales.

D'une façon générale, l'infection se traduit par une hyperleucocytose polynucléaire, dont l'intensité est fonction de sa gravité.

On peut, avec Carton, diviser Jes cas en trois groupes :

a. L'infection légère, caractérisée par l'augmentation du nombre des hématies ; une hyperleucotytose oscillant autour de 15.000 ; une polynucléose atteignant 85 p. 100 en moyenne, parfois, mais d'une façon toute momentanée, 90 p. 100 ; la diminution du nombre des éosinophiles, tombant à 1 p. 100, mais ne disparaissant pas complètement.

b. L'infection moyenne, caractérisée par une hyperleucocytose variant entre 20.000 et 30.000 ; une polynucléose atteignant ou dépassant 90 p. 100 ; la disparition des éosinophiles pendant plusieurs jours ; la plus grande abondance des éléments basophiles.

c. Linfection grave, caractérisée par la diminution progressive et assez rapide du nombre des hématies consécutive à l'hyperglobulie initiale ; une hyperleucocytose restant supérieure à 25.000 ; une polynucléose s'accroissant progressivement de 90 à 95 p. 100 ; la disparition persistante des éosinophiles ; l'absence d'éléments basophiles, mastzellen, plasmazellen.

Enfin, il est certaines infections très graves où il n'y a pas de polynucléose.

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