RÉSUMÉ DU TRAITEMENT DES INFECTIONS PUERPÉRALES
colloïdal, au radium. Les résultats obtenus sont, ou semblables à ceux que nous donnait le collargol, ou encore mal précisés.
5° Valeur comparative de ces diverses méthodes. — Les différents procédés de thérapeutique générale que nous venons d'étudier possèdent, à coup sûr, une valeur très inégale. Tout d'abord, il faut bien reconnaître que les essais de sérothérapie sont loin d'avoir donné les résultats que l'on était, a priori, en droit d'en attendre. Le lavage du sang ne saurait être qu'un procédé d'exception, auquel on n'aura recours qu'en désespoir de cause. Il nous reste donc, en dernière analyse, le traitement par V essence de térébenthine et Y antisepsie intraveineuse. La première méthode donne d' incontestables résultats, et, finalement, c'est sur elle surtout qu'il faudra compter, du jour où l'infection persiste en dépit du traitement local. Quant à l'antisepsie intraveineuse, nous remarquons tout d'abord qu'elle ne peut être tentée prudemment qu'à l'aide de l'argent colloïdal. Ceci dit, il faut avouer que cette méthode se montre très infidèle ; cependant, étant donnés les incontestables succès qu'elle nous a permis d'obtenir, nous ne croyons pas qu'il faille la rejetter, et le mieux nous semble de Vemployer concurremment au traitement par V essence de térébenthine.
Comme on le voit, il y a encore beaucoup à chercher et nous sommes loin de tenir le traitement de l'infection puerpérale généralisée !