CADUQUE
l'œuf et pouvoir être suivis, d'autre part, jusqu'à la couche épithéliale du chorion. Il les voit reliés à des artères, à des veines et à des vaisseaux du cordon. Preyer admet ces canalicules surtout dans le cordon.
Vaisseaux sanguins.— Jungbluth (1869) a décrit, dans la couche membraneuse intermédiaire, des vasa propria perméables pendant la première moitié de la grossesse. Ils joueraient un rôle dans la production du liquide amniotique. S'ils persistent, il y aurait hydramnios. Waldeyer, Dastre les admettent; Peyrot et Campenon les ont retrouvés chez certains animaux (brebis, truie, jument). Wissotsky a même décrit dans l'amnios du lapin des cellules vasoformatives. Par contre, Sallinger, Winckler, Bar (1881) ne les admettent pas.
Contractilitédu sac amniotique. — Von Baer, en 1828, pensait que les contractions de l'amnios faisaient faire des mouvements d'ensemble à l'embryon. Remak expliquait ces contractions par la présence de fibres musculaires lisses dans sa paroi. Vulpian (1857) attribua les mouvements de l'embryon de poule observé par le mirage aux contractions des fibres lisses de l'amnios. M. Duval (1880) confirma cette notion sur les œufs de poulet. Mais cet auteur n'a pas trouvé de fibres lisses dans l'amnios de l'œuf des mammifères.
II. Chorion. — Séparé par la couche celluleuse dont nous venons de parler, le chorion forme une membrane plus résistante, mais moins élastique que l'amnios. Elle est lisse du côté décidual. Cette membrane s'insère directement sur le bord du placenta dont il est impossible de la séparer sans la déchirer. Elle n'en est qu'une dépendance. Nous savons qu'au début de la gestation le chorion est villeux dans toute son étendue; puis, à la fin du deuxième mois, les villosités s'atrophient partout, sauf en une zone qui deviendra le placenta. A partir de ce moment, le chorion peut se diviser en deux parties : le chorion villeux ou placenta et le chorion chauve, lœve ou membraneux.
Au point de vue de sa structure, le chorion à terme est constitué par un épithélium et une couche celluleuse. L'épithélium est formé par le plasmode. Il est plus épais au voisinage du placenta ; à ce niveau on y trouve jusqu'à 5 ou 6 couches de noyaux superposés. A une certaine distance du placenta, la couche épithéliale s'amincit et ne contient plus qu'une ou deux rangées de noyaux. La celluleuse est formée du tissu conjonctif dense avec cellules aplaties parallèlement à la surface de la membrane.
L'épithélium et la couche celluleuse présentent de place en place des zones de dégénérescence hyaline. Entre la caduque et le chorion, on trouve des débris de villosités atrophiées.
III. Caduque. — La face externe du chorion est recouverte par une membrane irrégulière, mollasse, le plus souvent incomplète, qu'il est impossible de décoller sans la déchirer. Cette membrane est formée par la portion de la caduque qui se détache avec l'arrière-faix. Nous l'avons décrite ailleurs (voy. p. 89).
KEIFFER ET DEVRAIGNE.