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BASSIN DU NOUVEAU-NÉ

taux) comme les autres vertèbres, noyaux séparés chez le nouveau-né par du tissu cartilagineux, qui persistera longtemps, surtout au centre, et ne disparaîtra qu'au moment du développement complet. Aux approches de la puberté, les neuraux se soudent en arrière pour former les apophyses épineuses et, vers vingt à vingt-cinq ans, les vertèbres sacrées se soudent entre elles, de bas en haut, de la périphérie vers le centre.

Le sacrum, à la naissance est droit, sans courbure antérieure. Sa base est très élevée par rapport aux os iliaques (Fehling) : elle est rejetée en arrière, tandis que sa pointe s'incline en avant (fig. 8).

Le coccyx a cinq vertèbres : une première volumineuse, qui restera le plus souvent isolée ; quatre inférieures, plus ou moins atrophiées, et qui se souderont plus tôt que les vertèbres sacrées pour constituer la deuxième pièce coccygienne .

... „ , , . Fig. 8. — Coupe antéro-posté-

Les os iliaques sont tonnes, a la naissance, de rieure du bassin du nouveau-né.

trois os distincts, l'ilion, l'ischion et le pubis,

qui sont séparés par trois bandes cartilagineuses convergeant en Y au fond de la cavité cotyloïde ; vers seize ans, les os iliaques seront complètement ossifiés, à l'exception de six points osseux complémentaires qui se soucient de seize à vingt-quatre ans.

La forme générale du bassin du nouveau-né est celle d'un entonnoir. — Les

ailes iliaques, peu obliques, conduisent directement dans le petit bassin. Les ischions convergent à la partie inférieure du bassin.

Quelle est la forme du détroit supérieur? — Turquet et Fehling pensent que, comme chez l'adulte, le grand axe du détroit supérieur est transversal, à la naissance (fig. 9). Pour Hencke, ce détroit supérieur n'a pas de forme immuable à cause de la grande malléabilité des os et de la laxité des ligaments articulaires. Brindeau et Bouchacourt, confirmant l'opinion de Bonnaire, Fig. y. — D'orme du détroit supérieur r '

chez le nouveau-né (d'après Fehling). ont montré que le détroit supérieur avait

un contour sensiblement circulaire chez le nouveau-né, avec des diamètres oscillant autour de 40 millimètres.

Facteurs qui vont modifier la forme du bassin. — Le bassin très malléable du nouveau-né va changer de forme sous l'influence de trois facteurs principaux, qui sont : la pesanteur, les tractions musculo -ligamenteuses et le développement des os qui le constituent.

1° La pesanteur agira sur le bassin de deux façons : de haut en bas, par le

poids du tronc ; de bas en haut, par les contre-pressions fémorales dans la station debout et la marche.

Voyons d'abord ce qui se passe du côté de la colonne vertébrale par laquelle la pesanteur agit sur le pelvis. La colonne vertébrale, tige presque rectiligne chez le nouveau-né, ne tarde pas à s'incurver. L'enfant reporte sa tête en arrière pour la maintenir droite ; il se produit une lordose cervicale qui commande à sa suite une cyphose dorsale de compensation. A cette cyphose dorsale succède une lordose lombaire. Cette lordose s'accentue quand l'enfant commence à marcher. Elle est d'abord minime et l'enfant, quand il fait une chute, tombe le front en avant. Peu à peu, elle devient très marquée. Balandin a bien montré que les ligaments de Bertin étaient trop courts pour que l'enfant puisse placer ses fémurs en extension. Si l'on veut obtenir une extension complète, il faut amener une bascule du bassin en avant. Le poids du corps se trouve ainsi reporté dans le même sens et, pour que l'équilibre soit maintenu, l'enfant est obligé d'enseller sa colonne lombaire. Le sacrum est entraîné dans ce mouvement et il se produit une cyphose sacrée de compensation.

Dans les cas où l'enfant resterait toujours couché, le bassin conserverait le type que nous lui avons décrit à la naissance, parce qu'il échappe aux influences de la pesanteur.

Station assise. — Quand l'enfant s'asseoit, le poids du corps passe par la base du sacrum, la partie postérieure des os iliaques, et aboutit aux ischions reliés par un arc brisé : les branches ischio-pubiennes.

La pesanteur agit là en poussant le sacrum en bas et en avant, à cause de la lordose lombaire.

Cette descente du sacrum est vite limitée par les puissants ligaments sacroiliaques postérieurs, par la pénétration de la surface articulaire iliaque en boudin dans la rainure de la surface articulaire sacrée (Farabeuf). D'autre part, la pointe du sacrum et le coccyx étant retenus en avant par les ligaments sciatiques et les grands fessiers, le corps du sacrum s'incurve et décrit une concavité antérieure. Les ligaments postérieurs ilio-transversaires de Farabeuf, tendus pour empêcher la bascule en avant du sacrum, tirent sur l'extrémité postérieure des os iliaques et tendent à les séparer en avant, séparation impossible à cause de la symphyse pubienne, d'où rapprochement en arrière de l'arc antérieur du bassin, très souple à ce moment (Schrœder). Tout concourt donc, dans la station assise, à aplatir le détroit supérieur d'avant en arrière, à l'agrandir dans le sens transversal ; en même temps les os iliaques basculent solidairement avec le sacrum : quand le promontoire s'incline en avant, les ailes iliaques se rapprochent, les tubérosités ischiatiques s'éloignent, et vice versa ; dans la station assise, il y a donc tendance à l'agrandissement du détroit inférieur, un peu dans le sens antéro-postérieur, davantage dans le sens transversal.

Influence de la station debout et de la marche. — Quand l'enfant est debout ou quand il marche, le poids du tronc tombe toujours sur la base du sacrum, passe par le tiers postérieur de la ligne innommée et aboutit au fond de la cavité cotyloïde sur les têtes fémorales. La même influence sur la base sacrée se fait

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